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Sensibiliser les citoyennes et les citoyens au développment durable duant une semaine, c'est positif bien sûr ! Mais tellement insuffisant devant l'ampleur des périls et des dégâts déjà occasionnés à la planète par notre activité irresponsable...
Les files de camions, les pesticides cancérigènes, les nitrates pollueurs, les 4 x 4 mégalos, les produits chimiques aux effets non testés, la biodiversité qui disparaît (adieu le râle des genêts, les bleuets,...) le programme autoroutier de Sarkozy, les OGM autorisés contre l'avis de l'Europe, la marchandisation odieuse de la vie des gens continuent leurs effets durables eux aussi et catastrophiques.
Le développement soutenable (c'est-à-dire supportable par notre seule planète) est un chemin, une méthode et pas une solution miracle, un nouveau Graal. Il demande un apprentissage collectif, des échanges, des confrontations, des délibérations, des choix et des remises en question de soi comme des autres, dans le respect mutuel. Les intérêts de chacun sont légitimes mais partiels et comme le disait Jean Monnet, "pour dépasser les égoïsmes entre les hommes et les nations, il faut appréhender la vue d'ensemble, et construire tous ensemble l'intérêt général." Chacun a le droit de cité, mais nul ne peut se prendre à lui tout seul pour la Cité.
Alors les petits ruisseaux feront les grandes rivières... pour s'y baigner comme autrefois. Il est plus que temps !
La France d'en haut compte les milliards d'euros des dividendes du CAC 40, le président de la république fait le VRP des grands contrats dans le monde entier en guise de politique étrangère. La
France d'en bas a du mal à boucler ses fins de mois dans une conjoncture de plus en plus détériorée. Dis-moi combien de zéros comportent les nombres que tu manipules par jour et je te dirai où tu
te situes. Question d'échelle...
Une famille traite en un mois quelques centaines d'euros, voire quelques milliers ; un commerçant de quelques milliers à quelques dizaines de milliers et une PME de quelques dizaines à quelques
centaines de milliers.
AREVA, EADS, ALSTHOM, leurs dirigeants et nos dirigeants politiques manipulent plusieurs milliards d'euros à chaque contrat de centrale nucléaire ou d'Airbus. Et les banquiers s'intéressent
très peu aux petits comptes. D'où leur désintérêt pour les PME et pour toutes les autres façons deproduire de la richesse. Ils oublient que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Alors
vive les grands comptes !
Nos élites centralisatrices (aux moeurs plus franques que gauloises) n'ont que peu de considération pour les gens ordinaires. Contrairement aux autres dirigeants d'Europe, ils manifestent trop
souvent des comportement monarchiques et distants.
Une enquête européenne publiée dans La société de défiance par P Cahuc et Y Algan révèle que la France est dernière en Europe (www.cepremap.ens.fr/depot/opus/OPUS09.pdf ) pour la civilité et l'honnêteté vis-à-vis de l'Etat. Les citoyens se font peu confiance entre eux et encore
moins à l'Etat. La capacité des candidats politiques à faire des promesses jamais tenues n'y est pas pour rien depuis ces dernières années.
D'où des relations dures entre les français, une violence très forte dans les rapports humains et un Etat qui régente tout y compris pour se détruire à petit feu...
La restauration de relations de confiance est un enjeu majeur et un chantier "révolutionnaire", au bon sens du terme. Qui osera s'y atteler ?
Une incroyable analogie d'un député particulièrement réactionnaire (ou tout simplement bien rémunéré apr Monsanto...) de l'UMP, a eu lieu lors de la dernière lecture du projet de loi pro-OGM à
l'Assemblée nationale.
Voulant mettre la gauche et les Verts en difficulté, il a reproché au gouvernement de gauche en 1986 d'avoir attendu quelques mois avant de généraliser les tests (encore à peine fiables) sur le
dépistage du sida... Sic.
Cette comparaison est tout à fait extraordinaire pour les lecteurs un peu férus des découvertes de Monsieur Freud : il y aurait donc un rapport de similitude entre le sida ce fléau
planétaire et les OGM ? Celui des dégâts énormes faits par l'un et probables de l'autre...
Merci Monsieur le député de nous le révéler, malgré vous !
Vive la littérature française... ! "
Que peut-il ? Tout.
Qu'a-t-il fait ? Rien.
Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie
eût changé la face de la France , de l'Europe peut-être.
Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène :
il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant
créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est
le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère
est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui
brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent,
l'agio, la banque, la Bourse , le coffre-fort. Il a des caprices, il faut
qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit
et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est
impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y
ajoutera le cynisme car, la France , il la foule aux pieds, lui rit au
nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui
du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".
Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit "
Réédité chez Actes Sud
Vous pensiez à qui ?... > > > > > > > >
L'histoire ne finit jamais. Dans un temps où les cicatrices profondes de l'histoire font retour en Europe, réactivant les vieux clivages entre les peuples et leurs cultures, il est étonnant de constater combien l'influence de la petite tribu franque qui a "fondé" notre pays - au détriment de la culture gallo-romaine qui dominait depuis quatre siècles - est toujours présente, et surtout fait retour en force dans les moeurs de notre vie politique depuis le début de la Vè République. Tout particulièrement sous le règne de Nicolas 1er...
_ Nous nous appuyons sur un des meilleurs ouvrages consacrés à la civilisation franque par Patrick PÉRIN et Laure-Charlotte FEFFER, Les Francs, Ed Armand Colin, 2001.
1 - Le roi franc confond son trésor personnel et l'argent de l'Etat. Chez les francs, il n’y
a pas de bien commun comme à Rome, le roi est le roi des Francs et non d’un territoire ; le royaume est plus un butin qu’un État ; le roi use du royaume comme d’un patrimoine privé
(page 229). Ce n’est que vers 1370 que le roi Charles V dit le Sage, après avoir triomphé de nombreuses rébellions fomentées souvent par les privilégiés du royaume, instaure la distinction entre les dépenses de l’Etat et celles de la Couronne. “ c’est-à-dire entre l’impôt dont l’affectation est contrôlée par le collège des
généraux conseillers et les revenus du Domaine. Ainsi se met en place l’un des principes fondamentaux d’un État moderne… ” écrit Jacques
Marseille.
Il va même jusqu’à instaurer une magistrature élective, en s’inspirant des principes d’Aristote, pour en finir avec l’arbitraire de la désignation royale et instaurer une certaine indépendance des officiers de la Couronne !
Près de 900 ans de pratiques instaurées par les rois francs viennent alors de
changer !
Mais ce ne sera pas définitif, la Vè République, 600 ans plus tard, n’hésitera pas à renouer avec ces funestes pratiques à travers les fonds secrets de l’Elysée et la désignation par le Chef
de l’Etat de plus de mille hauts fonctionnaires… Avec Chirac à la mairie de Paris, le RPR a totalisé dix dossiers d’inculpation ! La presse belge vient de nous renseigner sur la façon dont
le président actuel a dynamisé son budget et dynamité le notre !
2 - Le roi franc est aussi le juge et le législateur suprême : confusion des pouvoirs versus le droit romain et ses principes jurisprudentiels (page 245).Napoléon
a incarné cet aspect franc et a d’ailleurs installé le franc comme monnaie de la France. Aujourd'hui le président est en train de détruire l'indépendance de la justice, la suppression du juge
d'instruction en est le dernier témoignage. Sa prise de contrôle des médias et de la télévision publique en est un autre.
3 - Le roi franc est au dessus des lois, il peut passer outre, voire les modifier ; il
est la source exclusivement royale du droit public (page 246) à la grande différence de l'Angleterre. Le statut du Président en 2002 face aux affaires relève de cet
aspect .
Plus fort encore, en
2006, Chirac promulgue le CPE et demande qu’on ne l’applique pas ! Le président actuel s'est durement heurté au Conseil Constitutionnel.
4 - La confusion était permanente entre l’État et la personne royale : les domestiques occupent également de hautes fonctions
administratives ; les “ major domus ” deviendront les maires du palais, charge peu à peu héréditaire ; les carolingiens en sont issus en chassant les mérovingiens (page
261).
Les technocrates de l’ENA passent des cabinets au rang de ministre sans l’once du suffrage universel. Citons
Pompidou, Villepin, ou mieux les remplace : Guéant, Gaino parmi les plus connus… Pauvres ministres.
5 - La notion de service public présente dans l’administration romaine, disparaît (page 268). Tout commentaire est inutile avec le sort fait à la Poste en ce moment,
aux hopitaux.
6 - J'ai relevé pas moins de seize correspondances entre le royaume franc, ses moeurs brutales,
antidémocratiques et le comportement des derniers présidents. Publication en préparation.
en pensant à l’avenir de ma petite Prune, et en écoutant Pierre Radane, consultant d'ONG à Copenhague
Les humains (surtout les plus nantis) sont tellement fous, tellement intoxiqués par la consommation d’objets et aveugles au danger climatique que seuls des actes fous pourront les faire changer, des actes paradoxaux. Peut-être ?
Le pire est le plus probable aujourd’hui face aux désaccords majeurs à la veille du sommet international de Copenhague, il est déjà très mal engagé. La politique, les hommes politiques, des hommes et des femmes politiques peuvent-ils produire ces actes extraordinaires ? Ou se saisir des initiatives de citoyens plus conscients parce que moins gestionnaires d’institutions et plus audacieux ?
Un argent énorme déversé sur les banques, des sommes colossales sur les budgets militaires et publicitaires, et si peu pour réduire, freiner le dérèglement climatique en cours... Le poids de la société civile mondiale peut-il inverser le cours des événements ?
Nimes, le 20 août 2009
* Edgar Morin a qualifié notre espèce et sa dualité-duplicité de homo sapiens - demens