il vaut mieux en rire...

Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 20:17

Il n'a pas vu passer les millions illicites de la campagne présidentielle de Balladur quand il était président du Conseil Constitutionnel.

Belle vigilance qui rassure les citoyens.

 

Il n'a pas vu passer des rétrocommissions africaines ou taïxanaises, pas vu passer la succession Giacommetti.

 

Il va défendre le tricheur corrompu Laurent Bagbo, dont le Conseil Constitutionnel tout aussi compétent que le français a désigné Bagbo élu, pouvoir qu'il n'a pas.

Au lieu de dire qu'il fallait revoter, ce qui était en son pouvoir selon la Constitution ivoirienne !

 

Voilà un avocat bien informé et rigoureux sur le droit qui dès son arrivée appelle Laurent Bagbo, Monsieur le Président de la République.

 

Un homme de gôche... assurément. A t il toujours sa carte au parti socialiste ?  Ca fait peur.

 

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Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 20:45

Le succès de Bienvenue chez les Ch'tis ce film facile, qui démarre moyennement à Paris puis s'envole vers le sommet des films français, a contrario de toutes les prévisions : coefficient province !

Le succès des Choristes , une chorale de Lyon et non les Petits Chanteurs à la Croix de Bois parisiens : coefficient province.

La coupe du monde football a eu Paul le Poulpe. Le cinéma aussi a ses oracles : le coefficient province.

 

Cette découverte répandue par TV magazine, un gratuit diffusé à des millers d'exemplaires dans les TGV, est dûe à Philippe Guérand, journaliste à TéléCinéObs : pour expliquer le succès d'un film il y a le décisif "coefficient province."  Indispensable pour les armadas marketing des majors.

 

Un nouveau concept sociologique, que dis-je ethnologique, vient de naître au pays des francs, le coefficient province.  Qui explique Montaigne, Montesquieu, Rousseau et quelques autres : le coefficient province, vous dis-je !

 

Paris ne serait donc pas la France ? Le sizième des français ne serait pas à l'image des cinq autres sixièmes. Michel Rocard, hélas parisien, n'aurait pas réussi à décoloniser la province ? Ce mot de province si employé par les présentateurs du 20 heures à la télévision... Aussi vieux que César et sa conquête des Gaules.

 

Je suggère au gagnant ou à la gagnante de la présidentielle de 2012 de déplacer la capitale à Orléans ou à Poitiers.. Il ou elle connaîtra le succès : c'est garanti par le coefficient province.

Et ça m'arrange bien, cher lecteur, chère lectrice, je vous écris de Cognac... en province. Succès assuré.

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Samedi 25 décembre 2010 6 25 /12 /Déc /2010 18:04

• Sud-Ouest – 11/12/10 – un lecteur rappelle que c’est sous la présidence de G. Pompidou, que la loi du 3 janvier 1973 (art. 73-7) a interdit à la Banque de France de faire crédit à l’Etat et obligé celui-ci à emprunter aux banques privées, moyennant de forts taux d’intérêts. Sans doute ce qu’on appelle une forte conception de l’intérêt général. Cette disposition a été reprise dans les traités de Mastricht et de Lisbonne.

• Connaissez vous le système du clientélisme officiel de la réserve parlementaire ? lisez Associations mode d’emploi 110 de juin 2009

• Le Monde – 27/10/10 – Le PDG de Sanofi-Aventis, Chris Viebacher, veut un patrimoine génétique sain pour son entreprise. Le DRH confirme : on ne juge plus le travail, on juge la personne !

• Sud-Ouest – 16/12/10 – Albin Chalandon, ancien ministre de la Justice ( !), en garde à vue, soupçonné de soutien à une entreprise de de bornes permettant des paris clandestins.

• La Vie – 16/12/10 n°3407 – Comment le lobby du médicament a imposé ses choix ; à propos du Médiator, 500 morts recensés, 2000 probables 

• Le Point – 16/12/10 n° 1996 – Du poison remboursé à 65% pendant 33 ans.

• Libération – 17/12/10 – Le baron Seillère, pdg du groupe Wendel, ancien président du Medef, accusé d’avoir floué ses cadres supérieurs, pour faire monter ses propres actions.

• Le Monde Economie – 19/12/10 – L’impôt de chagrin : avec toutes leurs astuces fiscales et le laxisme des pouvoirs publics, le CAC 40 paie 8% d’impôts sur les sociétés, les PME 22%. Rappelons que le taux légal de départ est de 33%... et de 15% en Irlande, de 0% à l’ile de Man.

• Sud-Ouest – 22/12/10 – Le président de l’UMP et celui du groupe parlementaire ont tenté de faire passer un amendement exonérant de prison le député qui se servirait de son mandat pour s’enrichir personnellement.

• Libération – 22/12/10 – L’article 32 ter A de la loi Loppsi2 prévoit l’évacuation et la destruction de toute installation qui comporte de graves risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publique. Il concerne au premier chef les 41000 personnes qui vivent sous baraquements ou tentes !

 Bon appétit, Messieurs ! O ministres intègres...

 

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Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 17:51

Paysage, n.m, composition visuelle d'un ensemble d'éléments significatifs.

 

"Les "marchés" qui déstabilisent gravement la zone euro sont en fait, pour l'essentiel, ses propres assureurs, ses propres banques, pourtant sauvées par l'endettement même des Etats, qu'elles leur reprochent désormais ! Ce sont elles qui mettent en péril, au nom de la défense de l'épargne qu'elles collectent, l'économie de ces pays, voire la survie de la monnaie unique".    Jean Quatremer, Libération, 27 novembre 2010.

"Le goût de l'argent et du secret sont les valeurs de la mafia. Quand on a les mêmes valeurs que la mafia, on se comporte comme la mafia".   Alain Caillé, sociologue, Revue du Mauss, 2006 

"On n'a pas besoin d'être cupide pour faire un travail de qualité.", un chef d'entreprise lors d'une de mes conférences.

 

"Le pic pétrolier a eu lieu en 2006. Ca n'est pas Yves Cochet ou un décroissant pur et dur qui le dit mais la très sérieuse Agence Internationale de l'Energie. Cette phrase aurait du faire la "une" de la presse mondiale. Elle n'a rien dit ou presque.   La crise pétrolière approche à grands pas.  Qui s'y prépare ?"  Hervé Kempf, Le Monde, 24 novembre 2010.

 

"En France, les représentants du parquet ne font pas partie de l'autorité judiciaire, car ils ne sont pas statutairement indépendants du parquet. La Commission Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) donne raison à une avocate de Toulouse et condamne la France une nouvelle fois. La honte, comme disent les jeunes".  Franck Joannès, Le Monde, 24 novembre 2010.

 

Le Mediator était un Terminator produit par les laboratoires Servier. Des milliers de morts s'annoncent. L'Agence française de sécurité sanitaire (AFSSAPS) le savait depuis 12 ans ! "Pourquoi a-t-elle tardé à réagir ? Le 7 juillet 2009, le président de la République remettait au pdg des laboratoires Servier, basé à Neuilly, la grand croix de la Légion d'honneur ! Son pouvoir d'influence est-il pour quelque chose dans l'impunité dont il a si longtemps bénéficié ? "  Le Monde, 24 novembre.

 

Certains animateurs de formation vantent le mérite des 3 C, confiance, communication, coopération. Le paysage de cette fin novembre ressemble plutôt à Cupidité, Court termisme et Corruption, Vivement la fin de l'hiver...

 

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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 12:06

en pensant à l’avenir de ma petite Pruneet en écoutant Pierre Radane, consultant d'ONG à Copenhague

 

Les humains (surtout les plus nantis) sont tellement fous, tellement intoxiqués par la consommation d’objets et aveugles au danger climatique que seuls des actes fous pourront les faire changer, des actes paradoxaux. Peut-être ?

Dans Changements, Paul Watzlawick raconte l’histoire des assiégés depuis des mois dans cette ville au Moyen Age, au bord de la famine, et qui jettent par dessus les remparts un boeuf rôti ! Les assiégeants démoralisés abandonnent le siège...
 

Le pire est le plus probable aujourd’hui face aux désaccords majeurs à la veille du sommet international de Copenhague, il est déjà très mal engagé. La politique, les hommes politiques, des hommes et des femmes politiques peuvent-ils produire ces actes extraordinaires ? Ou se saisir des initiatives de citoyens plus conscients parce que moins gestionnaires d’institutions et plus audacieux ?

Un argent énorme déversé sur les banques, des sommes colossales sur les budgets militaires et publicitaires, et si peu pour réduire, freiner le dérèglement climatique en cours... Le poids de la société civile mondiale peut-il inverser le cours des événements ?


Et les actions, les pressions des acteurs intermédiaires que sont les collectivités locales plus proches des citoyens que les États si investis par des lobbys cupides et aveugles, ces nouveaux acteurs que sont les villes du monde en réseau, les gouvernements régionaux eux aussi rassemblés dans une organisation active ? Peut-être ?
Le pire n'est jamais totalement sûr... 


Nimes, le 20 août 2009


* Edgar Morin a qualifié notre espèce et sa dualité-duplicité de homo sapiens - demens

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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 10:00

L'histoire ne finit jamais. Dans un temps où les cicatrices profondes de l'histoire font retour en Europe, réactivant les vieux clivages entre les peuples et leurs cultures, il est étonnant de constater combien l'influence de la petite tribu franque qui a "fondé" notre pays - au détriment de la culture gallo-romaine qui dominait depuis quatre siècles - est toujours présente, et surtout fait retour en force dans les moeurs de notre vie politique depuis le début de la Vè République. Tout particulièrement sous le règne de Nicolas 1er...

_ Nous nous appuyons sur un des meilleurs ouvrages consacrés à la civilisation franque par Patrick PÉRIN et Laure-Charlotte FEFFER, Les Francs, Ed Armand Colin, 2001.


1 - Le roi franc confond son trésor personnel et l'argent de l'Etat. Chez les francs, il n’y a pas de bien commun comme à Rome, le roi est le roi des Francs et non d’un territoire ; le royaume est plus un butin qu’un État ; le roi use du royaume comme d’un patrimoine privé (page 229). Ce n’est que vers 1370 que le roi Charles V dit le Sage, après avoir triomphé de nombreuses rébellions fomentées souvent par les privilégiés du royaume, instaure la distinction entre les dépenses de l’Etat et celles de la Couronne. “ c’est-à-dire entre l’impôt dont l’affectation est contrôlée par le collège des généraux conseillers et les revenus du Domaine. Ainsi se met en place l’un des principes fondamentaux d’un État moderne… ” écrit Jacques Marseille.

Il va même jusqu’à instaurer une magistrature élective, en s’inspirant des principes d’Aristote, pour en finir avec l’arbitraire de la désignation royale et instaurer une certaine indépendance des officiers de la Couronne !

Près de 900 ans de pratiques instaurées par les rois francs viennent alors de changer !
Mais ce ne sera pas définitif, la Vè République, 600 ans plus tard, n’hésitera pas à renouer avec ces funestes pratiques à travers les fonds secrets de l’Elysée et la désignation par le Chef de l’Etat de plus de mille hauts fonctionnaires… Avec Chirac à la mairie de Paris, le RPR a totalisé dix dossiers d’inculpation ! La presse belge vient de nous renseigner sur la façon dont le président actuel a dynamisé son budget et dynamité le notre !

2 - Le roi franc est aussi le juge et le législateur suprême : confusion des pouvoirs versus le droit romain et ses principes jurisprudentiels (page 245).Napoléon a incarné cet aspect franc et a d’ailleurs installé le franc comme monnaie de la France. Aujourd'hui le président est en train de détruire l'indépendance de la justice, la suppression du juge d'instruction en est le dernier témoignage. Sa prise de contrôle des médias et de la télévision publique en est un autre.


3 - Le roi franc est au dessus des lois, il peut passer outre, voire les modifier ; il est la source exclusivement royale du droit public (page 246) à la grande différence de l'Angleterre. Le statut du Président en 2002 face aux affaires relève de cet aspect . Plus fort encore, en 2006, Chirac promulgue le CPE et demande qu’on ne l’applique pas ! Le président actuel s'est durement heurté au Conseil Constitutionnel.

4 -  La confusion était permanente entre l’État et la personne royale : les domestiques occupent également de hautes fonctions administratives ; les “ major domus ” deviendront les maires du palais, charge peu à peu héréditaire ; les carolingiens en sont issus en chassant les mérovingiens (page 261).
Les technocrates de l’ENA passent des cabinets au rang de ministre sans l’once du suffrage universel. Citons Pompidou, Villepin, ou mieux les remplace : Guéant, Gaino parmi les plus connus… Pauvres ministres.

5 - La notion de service public présente dans l’administration romaine, disparaît (page 268). Tout commentaire est inutile avec le sort fait à la Poste en ce moment, aux hopitaux.

6 - J'ai relevé pas moins de seize correspondances entre le royaume franc, ses moeurs brutales, antidémocratiques et le comportement des derniers présidents. Publication en préparation.

7  - Plus fort encore : la nomination de l'étudiant en droit de 2è année (à 23 ans, ça n'est pas une flèche) Jean S. à la tête de l'EPAD est une forte ilustration des moeurs franques en vigueur chez les élites de ce pays. Le roi nomme son fils et chez les francs ça finissait souvent dans le sang... Une chanson de la Commune de Paris disait : "A quand enfin la République de la justice et du travail ? ". Elle s'intitulait " Les mauvais jours finiront "







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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 12:48
Avec la désignation autoritaire (pléonasme chez N. Sarkozy) d'un fidèle à la tête du groupe fusionné des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne, on atteint un sommet  dans la volonté de mise au pas bonapartiste de toutes les institutions de ce pays. Et ça n'est pas fini...
La fusion de ces deux banques coopératives (et non pas mutuelles comme le dit la presse qui méconnait les familles de l'économie sociale) est déjà en soi une décision tout à fait antidémocratique au regard des statuts de ces deux entreprises, puique les coopérateurs n'ont pas été consultés. Viol de coopératives caractérisé.

Mais cette mise sous tutelle de l'Elysée atteint des records de captation avide et obsessionnelle de celui qui ressemble de moins en moins à un président républicain. Qui paie décide a-t-il osé dire ! Comme si c'était son argent, nous revoilà aux beaux temps des rois francs qui confondaient leur caisse personnelle et le trésor public.

Comme l'écrivait il y a quelque temps son ami Léotard, tout ça va mal finir. Souvenons nous des leçons de l'histoire, le temps du mépris n'a qu'un temps en France...
Et comme des millions de français je m'interroge : vais-je rester longtemps à la Caisse d'Epargne ?
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /Nov /2008 10:46

Vive la littérature française... ! "

 

Que peut-il ? Tout.

Qu'a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie

eût changé la face de la France , de l'Europe peut-être.

 

Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.

Dieu sait pourtant que le Président se démène :

il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant

créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est

le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère

est un carriériste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui

brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent,

l'agio, la banque, la Bourse , le coffre-fort. Il a des caprices, il faut

qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit

et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est

impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y

ajoutera le cynisme car, la France , il la foule aux pieds, lui rit au

nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui

du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".

 

Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit "

Réédité chez Actes Sud

 

Vous pensiez à qui ?... > > > > > > > >

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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 14:38

Une incroyable analogie d'un député particulièrement réactionnaire (ou tout simplement bien rémunéré apr Monsanto...) de l'UMP, a eu lieu lors de la dernière lecture du projet de loi pro-OGM à l'Assemblée nationale.

Voulant mettre la gauche et les Verts en difficulté, il a reproché au gouvernement de gauche en 1986 d'avoir attendu quelques mois avant de généraliser les tests (encore à peine fiables) sur le dépistage du sida... Sic.

Cette comparaison est tout à fait extraordinaire pour les lecteurs un peu férus des découvertes de Monsieur Freud : il y aurait donc un rapport de similitude entre le sida ce fléau planétaire et les OGM ? Celui des dégâts énormes faits par l'un et probables de l'autre...

Merci Monsieur le député de nous le révéler, malgré vous !

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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 22:51

La France d'en haut compte les milliards d'euros des dividendes du CAC 40, le président de la république fait le VRP des grands contrats dans le monde entier en guise de politique étrangère. La France d'en bas a du mal à boucler ses fins de mois dans une conjoncture de plus en plus détériorée. Dis-moi combien de zéros comportent les nombres que tu manipules par jour et je te dirai où tu te situes. Question d'échelle...

Une famille traite en un mois quelques centaines d'euros, voire quelques milliers ; un commerçant de quelques milliers à quelques dizaines de milliers et une PME de quelques dizaines à quelques centaines de milliers.
AREVA, EADS, ALSTHOM, leurs dirigeants et nos dirigeants politiques manipulent plusieurs milliards d'euros à chaque contrat de centrale nucléaire ou d'Airbus. Et les banquiers s'intéressent  très peu aux petits comptes. D'où leur désintérêt pour les PME et pour toutes les autres façons deproduire de la richesse. Ils oublient que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Alors vive les grands comptes !

Nos élites centralisatrices (aux moeurs plus franques que gauloises) n'ont que peu de considération pour les gens ordinaires. Contrairement aux autres dirigeants d'Europe, ils manifestent trop souvent des comportement monarchiques et distants.

Une enquête européenne publiée dans La société de défiance par P Cahuc et Y Algan révèle que la France est dernière en Europe (www.cepremap.ens.fr/depot/opus/OPUS09.pdf ) pour la civilité et l'honnêteté vis-à-vis de l'Etat. Les citoyens se font peu confiance entre eux et encore moins à l'Etat. La capacité des candidats politiques à faire des promesses jamais tenues n'y est pas pour rien depuis ces dernières années.
D'où des relations dures entre les français, une violence très forte dans les rapports humains et un Etat qui régente tout y compris pour se détruire à petit feu...  
La restauration de relations de confiance est un enjeu majeur et un chantier "révolutionnaire", au bon sens du terme. Qui osera s'y atteler ?

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