Imaginons que je sois le président du Conseil Général de la Charente ou un vice-président issu du cognaçais. J'aurais à coeur de faire que chaque numéro de Tonus Charente reflète une image fidèle de la diversité géographique de mon département. Du nord au sud et de l'est à l'ouest. Du granit porteur de chataîgnes aux marnes et aux groies viticoles, des plaines céréalières aux forêts de résineux qui annoncent les Landes. Sans oublier le centre. mais là je suis tranquille, une institution n'oublie jamais sa ville siège, qui comme chacun le sait, est toujours au centre... en France.
C'est plutôt du côté de l'Ouest que je serai vigilant car Angoulême, au delà du tropisme des capitales, a une tendance récurrente à négliger voire oublier Cognac et le cognaçais (soit aussi Jarnac et Segonzac). Qui s'éloigne doucement vers la Saintonge...
Ainsi dans les 48 pages du dernier Tonus Charente n°74 de décembre 2010, pas un article sur le cognaçais, mais en cherchant très attentivement, 2 minuscules mentions de la ville de Cognac pages 35 et 40 et une de Salles d'Angles. Le département s'est bizarrement rétréci, un curieux phénomène géopolitique pour les nouveaux arrivants en Charente.
J'aurais mis en valeur des réalisations ou des projets de cet Ouest-Charente viticole et si particulier auquel le département apporte sa contribution pour des actions dans tant de domaines culturel, social, aménagement, économie, etc.
Mais cela n'est pas. Pas encore ?
Heureusement, les conseillers territoriaux vont nous changer tout ça.
Aux récents voeux du maire d'une ville, auxquels j'ai assisté,
l'adjoint à la vie associa-tive et le maire, ont cité les secteurs de l'action associative, le sport, le social, la culture, les loisirs... et jamais l'environnement !
attend mes enfants et mes petits enfants ? Et qu'est-ce que je peux faire pour
améliorer les choses ?