au fil des jours

Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 10:26

Imaginons que je sois le président du Conseil Général de la Charente ou un vice-président issu du cognaçais. J'aurais à coeur de faire que chaque numéro de Tonus Charente reflète une image fidèle de la diversité géographique de mon département. Du nord au sud et de l'est à l'ouest. Du granit porteur de chataîgnes aux marnes et aux groies viticoles, des plaines céréalières aux forêts de résineux qui annoncent les Landes. Sans oublier le centre. mais là je suis tranquille, une institution n'oublie jamais sa ville siège, qui comme chacun le sait, est toujours au centre... en France.

C'est plutôt du côté de l'Ouest que je serai vigilant car Angoulême, au delà du tropisme des capitales, a une tendance récurrente à négliger voire oublier Cognac et le cognaçais (soit aussi Jarnac et Segonzac). Qui s'éloigne doucement vers la Saintonge...

Ainsi dans les 48 pages du dernier Tonus Charente n°74 de décembre 2010, pas un article sur le cognaçais, mais en cherchant très attentivement, 2 minuscules mentions de la ville de Cognac pages 35 et 40 et une de Salles d'Angles. Le département s'est bizarrement rétréci, un curieux phénomène géopolitique pour les nouveaux arrivants en Charente.

J'aurais mis en valeur des réalisations ou des projets de cet Ouest-Charente viticole et si particulier auquel le département apporte sa contribution pour des actions dans tant de domaines culturel, social, aménagement, économie, etc.

Mais cela n'est pas. Pas encore ?

Heureusement, les conseillers territoriaux vont nous changer tout ça.

Par sébcf - Publié dans : au fil des jours
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 23:01

Au départ une intention louable, lancer une animation originale pour attirer touristes, petits et grands sur les bords de la Charente dans le quartier St Jacques et en faire profiter les habitants du quartier et du reste de la ville.

Le moyen, une idée venue des écologistes parisiens : réenchanter le bord de l’eau si attirant pour les humains en été ! Et les idées sont faites pour être empruntées et réarrangées ; donc un point positif. 

Premier problème, il y a déjà la Base Plein Air, gratuite et dans la verdure, avec des surfaces immenses de jeux et d’attractions ; et qui a une énorme audience populaire. Il fallait donc trouver un plus. Si on va au bord de l’eau en été c’est pour s’y baigner !

Et là c’est raté. Alors que la Charente est redevenue baignable et que nombre de jeunes de Jarnac à Merpins se jettent à nouveau à l’eau en 2009 dans de nombreux endroits accueillants avec le même plaisir que celui de nos vingt ans pour ma génération.

Résumons, malgré les animations sympathiques, les jeux et les cabanes d’artisanat, malgré la redynamisation en cours du quartier St jacques et sa mutation renforcée, le public n’a pas été au rendez-vous et notamment les enfants, parce que l’on ne pouvait pas s’y baigner.

Pour avoir oublier cet élément fondamental, la plage est restée déserte et les commentaires grincheux ont fleuri, « on aurait pu envoyer les enfants aux parents sans moyens à Royan une journée avec la même somme ! » Un peu simple mais naturel face à un projet incomplet... et sans consulter grand monde.

Alors l’an prochain, tous à l’eau ?

Par sébcf - Publié dans : au fil des jours
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 09:13

De plus en plus les hommes politiques annoncent qu'ils vont faire - ou qu'il faut faire - certaines choses mais sans nous dire explicitement lesquelles. A Nîmes récemment, Nicolas S. le chef de la liste européenne de l'UMP a proclamé avec force que la France devait avoir de grandes ambitions... sans préciser lesquelles ! Morales ? Financières ? Bling-bling ?
Ca permet à tout le monde de glisser ses propres souhaits dedans et de continuer à adhérer affectivement à la figure du chef. Il a ajouté que l'Europe devrait avoir une grande politique industrielle, sans dire laquelle ! Nucléaire ou Reconversion écologique de l'automobile vers les les hydroliennes, le solaire de 3è génération ? Souvenons nous d'un certain Lionel Jospin : mon projet n'est pas socialiste. mais encore ?

Quand les dirigeants parlent de séquence, de positionnement, de fenêtre de tir, ils ne parlent que de tactique et jamais du fond : quelle société ? Queles réformes ? Quels chemins audacieux pour y arriver ? La question la plus importante dans toute politique, celle d'une petite association, celle d'une collectivité, celle d'une entreprise, celle de la nation, celle de l'Europe, c'est simplement : "quel est l'objectif ? le but ?" et ensuite quels sont les chemins possibles pour y arriver ?

Alors ami lecteur ou lectrice, à chaque fois que tu écoutes un dirigeant politique, demande toi quel est le contenu réel de ses propositions et demande le lui si c'est possible. Qu'est-ce que je retiens vraiment de ce que j'ai entendu ?
Construisons une société des contenus et du débat démocratique - le vrai sens de la politique - et quittons la société de l'esbrouffe, le merchandising des contenants brillants qu'on nous jette à la figure en supermarchés.

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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 09:13

Aux récents voeux du maire d'une ville, auxquels j'ai assisté, l'adjoint à la vie associa-tive et le maire, ont cité les secteurs de l'action associative, le sport, le social, la culture, les loisirs... et jamais l'environnement !
Il est vrai que c'est le secteur le plus récent du monde associatif, mais il a quand même plus de quarante ans en France et au moins trente ans dans la commune en question. Cet oubli révèle surtout que l'environnement c'est extérieur à nous, ça n'est pas "naturel" d'y penser, c'est-à-dire en réalité que ça n'est pas culturel... pour nous du moins. Nous ne sommes pas la nature mais la culture ! Que de mauvais livres sur ce sujet dont le dernier de Luc Ferry contre les écologistes... Et nous appelons naturel tout ce qui relève de nos automatismes de pensée, en croyant que c'est la seule possible.

Cette séparation, catastrophique autant que cartésienne, est à l'origine de bien des malheurs contemporains, l'exploitation folle de la nature, sa destruction en plein essor, les activités chimiques de synthèse comme un nec plus ultra du progrès,etc.
En un mot si l'environnement n'est qu'un extérieur oubliable, moi l'être humain je suis Dieu (et on écrit l'Homme dans ses discours) et je commande l'environnement, je le maitrise et même pour les plus scientistes, j'aurai bientôt fini par terminer les lois de la physique et résolu enfin la grande équation qui relie les 4 forces fondamentales...

Déjà en 1673, Pascal écrivait dans ses Pensées : "toutes choses étant reliées et reliantes, aidées et aidantes, je tiens pour impossible de connaitre les parties sans connaître le tout et de connaître le tout sans connaître les parties..."  Il s'agit bien de distinguer pour relier, comme le fait la pensée complexe aujourd'hui.
Quand donc les militants de la gauche comprendront-ils que :
- nous sommes toujours dans un environnement, il n' y a pas d'extérieur possible
- que cet environnement est en nous : bactéries, microbes, air, eau, nourriture
- que cet environnement a de profonds et terribles impacts sur nous, socialement différenciés
- que nous faisons partie de cet environnement  et que nous sommes autant de nature - notre animalité de mammifère - que de culture avec et par le langage, l'imagination et hélas la folie de l'homo sapiens demens comme le dit Edgar Morin ? 

L'environnement est le socle matériel qui rend possible toute vie sur la planète, ou la détruit ! Comme le dit le grand architecte Yona Friedman : "si nous ne conservons pas la nature, la nature ne nous conservera pas."
Chers camarades de la gauche (voire de la droite), pouvez-vous intégrer cette dimension globale à vos actions et donc à vos automatismes de pensée ?  Cela ne nuira pas, bien au contraire, à nos combats communs pour plus de solidarité sociale, de démocratie concrète et de dignité pour les humains et les peuples de notre petite Terre-Patrie.

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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 13:45

  Un tournant s'amorce un peu partout pour un développement plus "durable", plus "sustainable", c'est-à-dire plus supportable par notre petite planète et ses habitants. La conscience des interdépendances progresse et ce grâce à la question toute simple que nos grands-parents nous ont transmise : quel avenir vont affronter nos enfants et nos petits enfants ?

Une soirée organisée par le CJD de Cognac, lundi 31 mars, a mis en valeur des entrepreneurs conscients des problèmes et anticipateurs. Le diagnostic de la planète qui a été présenté et les solutions engagées ou esquissées ça et là méritent une forte approbation.
Mais ce sont des pionniers, des précurseurs que nous avons vu à l'oeuvre. Le problème est maintenant d'entraîner le plus grand nombre à prendre conscience de ses interdépendances : quel avenir attend mes enfants et mes petits enfants ? Et qu'est-ce que je peux faire pour améliorer les choses ?

Le Conseil de développement durable de l'Ouest Charente - Pays du Cognac s'est réuni récemment lui aussi pour modifier ses statuts et la présence de nombreux et nouveaux élus à cette réunion est particulièrement réjouissante. Eux aussi sont désireux de faire avancer les choses, chacun à son rythme, dans leur commune ; ils sont conscients que l'on ne peut rester sans réagir face à la dégradation générale de l'environnement et ses conséquences sanitaires et économiques. On peut et on doit agir à tous les niveaux en même temps. Et les innovations locales sont porteuses de changements, quand le Grenelle national s'enlise dans le statu quo et les affichages hypocrites...

L'enjeu c'est aujourd'hui la rencontre entre tous les acteurs d'un même territoire, la reconnaissance mutuelle de la légitimité de chacun - chose difficile en France où les employeurs et les travailleurs, les salariés du privé et les fonctionnaires ont une image très négative de l'autre catégorie -  l'acceptation du partage d'une partie de ses "privilèges" et la recherche ensemble de solutions nouvelles, que personne ne peut énoncer et imposer seul. Ce que j'appelle le principe de légitimité plurielle

Mais la contrainte climatique et énergétique est tellement forte que la situation commence à évoluer. Au diable les étiquettes, passons  aux actes ensemble.

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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 14:07
C'est un peu délicat d'avoir raison avant tout le monde, mais peu à peu les vérités énoncées par les écologistes font leur chemin. Alors ne boudons pas notre plaisir sur cette décroissance, qui en rejoint d'autres, dès lors que la marchandisation de la santé ne domine plus les pratiques médicales...

Une bonne nouvelle ce matin : le nombre de nouveaux cas de cancers du sein a baissé en France en 2005-2006, après l'effondrement du recours aux traitements hormonaux de la ménopause, et il pourrait encore diminuer grâce à la prévention et à des changements de mode de vie, annonce le "Bulletin du cancer" de janvier 2008. Depuis le temps qu'on vous le dit !

Et si vous mangiez des aliments plus propres, sans pesticides, herbicides, ni métaux lourds ? Comme dans cette cantine bio de l'île de Ré, ou dans le Sud Charente, ou dans le Rouillacais avec l'association Régalade ?  Les AMAP se multiplient et le réseau des Biocoop a dépssé les 350 points de vente dans toute la France.

Les deux tiers des cancers sont d'origine environnementale ! A vous de choisir...
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Samedi 12 janvier 2008 6 12 /01 /Jan /2008 13:56

Le préfet de la Charente a déclaré faire tout son possible pour empêcher toute nouvelle installation d'éoliennes. Quel curieux sens de l'intérêt général et de l'autonomie financière des communes, dans une période de disparition progressive des énergies fossiles. La France jacobine n'aime pas les éoliennes, la France girondine beaucoup...

L'Académie des beaux Arts a dénoncé la défiguration du paysage par les éoliennes ! Quel dommage qu'elle ne l'ait pas fait pour toutes les lignes électriques à 400 000 volts qui embellissent le paysage depuis trente ans et les chateaux d'eau depuis cent ans !

Les éoliennes s'imposeron peu à peu comme l'ont fait les moulins à vent à une autre époque, car c'est la technique la plus écologique en terme de bilan carbone, de la conception à la destruction, et celle qui favorise le plus l'autonomie des utilisateurs (collectifs ou individuels pour l'haitat éloigné) et la multiplication des sources, source de sécurité dans tout système.

Par michel adam - Publié dans : au fil des jours
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /Juin /2007 07:10

Au terme de six mois intenses de campagne, ponctuée de rencontres passionnantes, inespérées, de ratages prévisibles et de succès qui l’étaient moins, je livre aux lecteurs et lectrices de ce blog - que je sais nombreux maintenant - une première réflexion. A travers mes différents métiers, la pédagogie a été un fil conducteur presque toujours présent, en formant des adultes (de niveau 6 à Bac plus 14) et plus récemment des étudiants. La politique m’a occupé elle aussi beaucoup. De 66 à 89, et cette campagne électorale à nouveau intensément depuis un an.

En pédagogie, il ya bien un minimum de théâtralisation de l’intervention du formateur ; il faut capter l’attention, la maintenir, sentir la qualité d’écoute du public et s’y adapter, repérer s’il s’ennuie... En politique, un maximum de théatralisation s’impose, car il s’agit non pas de transmettre, d’enseigner mais de séduire ou de convaincre ! la forme devient quasiment le fond... Tout le monde n’est pas Jaurès, mais la communication de masse devient le savoir essentiel des élus s’ils veulent durer. Et la langue se fait de bois ! Les promesses pleuvent, la superficialité déferle...

En pédagogie, on prépare beaucoup avant d’entrer en piste et on évalue tout autant l’après prestation : la visibilité du formateur (qu’on appelle le temps "en présence" ou présentiel) est forte mais sur un temps très limité entre ces deux activités complémentaires. En politique, c’est l’inverse, peu de préparation d’après ce que j’ai pu en juger, encore moins d’évaluation, mais un maximum de visibilité. On peut même dire qu’aujourd’hui la politique, médiatiquement reconditionnée, se limite à cette recherche obsessionnelle de visibilité. Mon affiche était trop petite bien sûr, et la photo pas terrible ! Aïe, aïe !

Je plaide pour que, d’une part, la politique cesse d’être un métier qui engendre le sentiment de tout savoir et d’avoir réponse à tout. Que les élus redeviennent proches de ceux qu’ils représentent, donc les écoutent car ils ont beaucoup de savoirs sur ce qu’ils vivent ! Et n’aient pas le temps de devenir trop compétents, ce qui n’est plus de la politique (faire des choix) mais de la technicité (repérer les comment agir). Et d’autre part, il faut que les techniciens, les experts des matières à traiter, qui les assistent et les accompagnent tout à fait légitimement avec leurs compétences, soient INTERDIT DE FONCTIONS ELECTIVES !

Ainsi chacun choisirait : faire SC Po plus l’ENA ou être un-e élu-e du peuple. Alors cesserait cette captation du pouvoir par une élite technocratique, corporatiste et qui s’autoreproduit. De dynastie en dynastie, jusque chez les Verts, qui voulaient tant faire de la politique autrement...

Merci aux 1015 personnes qui nous ont fait confiance, l'action écologique continue !

Par michel adam - Publié dans : au fil des jours
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /Mai /2007 09:33

Démocratiquement élu dimanche, le nouveau président l' a été avec des mots très forts qu'il a répété le soir de sa victoire place de la Concorde : "je ne laisserai personne sur le bord du chemin, la France défendra tous les opprimés..., faites preuve de générosité, etc." Jaurès fut convoqué sans cesse dans ses meetings !

Ces mots que nul ne peut désapprouver sont autant de bombes à retardement, s'il venait à les trahir ! Et malheureusement, la triste histoire de la fracture sociale qui a fait gagner Jacques Chirac en 1995, n'incite pas à l'optimisme. Mais sait-on jamais ?

La vigilance est donc de mise, car si les mots sont impuissants à dire la réalité ou menteurs, alors il ne reste plus que les actes souvent impulsifs et incontrôlés. Notre pays n'a toujours pas trouvé le chemin de réformes paisibles parce que faites par la négociation et la construction de compromis intelligents et créatifs. Où chacun apporte sa pierre à l'édifice des contraintes et pas toujours les mêmes...

Les mots tout autant que les gens doivent être respectés, sinon l'imprévisible guette... souvent pour le pire plus que pour le meilleur. Souvenons nous des circonstances qui ont fait naître notre devise nationale !

Et donnons la priorité aux méthodes qui permettent de coopérer pour l'intérêt général.

 

Par michel adam - Publié dans : au fil des jours
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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /Avr /2007 12:55
Et pendant ce temps, le réchauffement climatique continue de battre des records ! Les prévisions météorologiques nationales annoncent que ce mois connaîtra les températures les plus chaudes jamais relevées pour un mois d'avril. Avec une moyenne mensuelle de plus de 14,5°, nous battrons très largement l'ancien record (12,7°) qui date de 1993. A Strasbourg, les températures moyennes sont celles qui sont normales à Alger pour un mois d'avril ! La situation est d'autant plus grave que les précipitations sont insuffisantes et font craindre une énième période de sécheresse grave. -20% de gaz à effet de serre d'ici 2020 ... une mesure d'urgence à deux semaines du second tour !
Par michel adam - Publié dans : au fil des jours
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