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Mardi soir à l'auditorium de la Salamandre à Cognac, André Cicolella chercheur en santé environnementale, spécialiste des risques sanitaires, président de l'association Sciences Citoyennes est venu présenter l'état de lieux de notre pauvre biotope ! Puis il a présenté les propositions des Verts : passer d'une logique de soins à une logique de santé, régionaliser la politique de santé tout en développement la capacité d'intervention du Ministère de la santé sur l'alimentation, la médecine scolaire, la médecine du travail, toutes politiques qui sont actuellement dispersées dans d'autres ministères !
Patrick Fontanaud médecin et conseiller général a apporté son expérience. Cette conférence débat ouverte à tous. a rassemblé une soixantaine de personnes, et a été particulièrement appréciée. Beaucoup d'informations essentielles trop ignorées des médias audiovisuels...
Dans un journal local, le candidat de l'UMP ministre depuis 5 ans promet à une lectrice d'autoriser le cumul emploi retraite s'il est élu. Or la loi Fillon du 25 août 2003 qu'il a co-signé avant promulgation, en tant que ministre de l'intérieur, le permet depuis 2006. J'en ai personnellement bénéficié pour effectuer quelques vacations spécifiques et mon ami fonctionnaire Michel X le fait également depuis deux ans !
Alors, incompétence ou escroquerie du candidat qui préfère promettre plutôt que d'informer honnêtement une électrice ?
Pourquoi les élus du SIEACC de Cognac, Merpins et St Brice n'ont-ils pas le courage d'une réunion publique et contradictoire sur le dossier de l'eau ? Ont-ils des choses à cacher ? Les citoyens veulent aujourd'hui des représentants qui soient transparents et prêts au dialogue.
L'intérêt général se construit au grand jour et dans une procédure contradictoire, c'est la base même de la démocratie ! Il n'y a pas de sujet tabou et de chiffres à cacher... ou alors la loi devra être appliquée.
Démocratiquement élu dimanche, le nouveau président l' a été avec des mots très forts qu'il a répété le soir de sa victoire place de la Concorde : "je ne laisserai personne sur le bord du chemin, la France défendra tous les opprimés..., faites preuve de générosité, etc." Jaurès fut convoqué sans cesse dans ses meetings !
Ces mots que nul ne peut désapprouver sont autant de bombes à retardement, s'il venait à les trahir ! Et malheureusement, la triste histoire de la fracture sociale qui a fait gagner Jacques Chirac en 1995, n'incite pas à l'optimisme. Mais sait-on jamais ?
La vigilance est donc de mise, car si les mots sont impuissants à dire la réalité ou menteurs, alors il ne reste plus que les actes souvent impulsifs et incontrôlés. Notre pays n'a toujours pas trouvé le chemin de réformes paisibles parce que faites par la négociation et la construction de compromis intelligents et créatifs. Où chacun apporte sa pierre à l'édifice des contraintes et pas toujours les mêmes...
Les mots tout autant que les gens doivent être respectés, sinon l'imprévisible guette... souvent pour le pire plus que pour le meilleur. Souvenons nous des circonstances qui ont fait naître notre devise nationale !
Et donnons la priorité aux méthodes qui permettent de coopérer pour l'intérêt général.
Au terme de six mois intenses de campagne, ponctuée de rencontres passionnantes, inespérées, de ratages prévisibles et de succès qui l’étaient moins, je livre aux lecteurs et lectrices de ce blog - que je sais nombreux maintenant - une première réflexion. A travers mes différents métiers, la pédagogie a été un fil conducteur presque toujours présent, en formant des adultes (de niveau 6 à Bac plus 14) et plus récemment des étudiants. La politique m’a occupé elle aussi beaucoup. De 66 à 89, et cette campagne électorale à nouveau intensément depuis un an.
En pédagogie, il ya bien un minimum de théâtralisation de l’intervention du formateur ; il faut capter l’attention, la maintenir, sentir la qualité d’écoute du public et s’y adapter, repérer s’il s’ennuie... En politique, un maximum de théatralisation s’impose, car il s’agit non pas de transmettre, d’enseigner mais de séduire ou de convaincre ! la forme devient quasiment le fond... Tout le monde n’est pas Jaurès, mais la communication de masse devient le savoir essentiel des élus s’ils veulent durer. Et la langue se fait de bois ! Les promesses pleuvent, la superficialité déferle...
En pédagogie, on prépare beaucoup avant d’entrer en piste et on évalue tout autant l’après prestation : la visibilité du formateur (qu’on appelle le temps "en présence" ou présentiel) est forte mais sur un temps très limité entre ces deux activités complémentaires. En politique, c’est l’inverse, peu de préparation d’après ce que j’ai pu en juger, encore moins d’évaluation, mais un maximum de visibilité. On peut même dire qu’aujourd’hui la politique, médiatiquement reconditionnée, se limite à cette recherche obsessionnelle de visibilité. Mon affiche était trop petite bien sûr, et la photo pas terrible ! Aïe, aïe !
Je plaide pour que, d’une part, la politique cesse d’être un métier qui engendre le sentiment de tout savoir et d’avoir réponse à tout. Que les élus redeviennent proches de ceux qu’ils représentent, donc les écoutent car ils ont beaucoup de savoirs sur ce qu’ils vivent ! Et n’aient pas le temps de devenir trop compétents, ce qui n’est plus de la politique (faire des choix) mais de la technicité (repérer les comment agir). Et d’autre part, il faut que les techniciens, les experts des matières à traiter, qui les assistent et les accompagnent tout à fait légitimement avec leurs compétences, soient INTERDIT DE FONCTIONS ELECTIVES !
Ainsi chacun choisirait : faire SC Po plus l’ENA ou être un-e élu-e du peuple. Alors cesserait cette captation du pouvoir par une élite technocratique, corporatiste et qui s’autoreproduit. De dynastie en dynastie, jusque chez les Verts, qui voulaient tant faire de la politique autrement...
Merci aux 1015 personnes qui nous ont fait confiance, l'action écologique continue !