Vendredi 29 janvier 2010
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Hugues Sibille, ancien Délégué Interministériel à l'Économie Sociale, a récemment adressé une lettre aux dirigeants de cette Économie Sociale qui a pignon sur
rue, pour leur dire tout l'intérêt de s'ouvrir à l'économie solidaire d'une part - seules quelques CRES sont devenues des CRESS - mais aussi au tout jeune Mouvement des Entrepreneurs Sociaux
(MES).
Celui-ci ne s'intéresse plus de façon enfermante au viatique des 3 statuts autorisés pour faire partie de la famille, il s'intéresse bien plus aux valeurs et aux pratiques. Ce qui interpelle
vivement cette économie sociale des grandes mutuelles et des grandes banques coopératives.
Je lui apporte ici mon soutien tant je plaide comme lui pour une économie sociale régénérée et régénérante. Une économie vivante et vivable qui se conjugue pour soi, pour nous et pour
eux.
Avec la naissance de ce MES nouveau mais
aussi avec l'essor constant de l'économie solidaire (elle aussi regroupée dans un autre M.E.S et ses douze régions, sans oublier le réseau REPAS et quelques autres), l'économie sociale
installée et ses grands dirigeants (avec si peu de dirigeantes) est devant un choix fondamental de son histoire :
- devenir un sédiment
"très pur" de l'ère primaire bientôt recouvert par les générations suivantes jusqu'au quaternaire, c'est le choix de la fossilisation et je le crains beaucoup ; les dinosaures aussi étaient grands et forts... ils ont disparu, les petits mammifères ont survécu et grandi
!
- soit se régénérer par incorporation des particules
nouvelles et retour à l'esprit de coopération généralisée, c'est le choix du
métissage et le re-développement ; les institutions les plus figées y perdront sans doute, comme le sont
des moyens devenus des fins et qui se sclérosent en se refermant ; mais les valeurs, les principes, les dynamiques, l'impact sociétal seront décuplés.
Une ESS élargie, tonique, ouverte, reconnaissant qu'elle est déjà souvent en dehors de ses clous statutaires ne cherchera plus
un viatique liturgique pour AG endormies, où les grands techniciens simulent une démocratie de façade mais soutiendra des innovations partout, évaluées, vivantes et en rhizomes féconds
pour des habitants informés et réconciliés avec leurs "coopératives" fussent-elles bancaires ou agricoles.
Ce que j'appelle une vraie maitrise d'usage plutôt
que de la démocratie pseudo-participative médiatique. Et des entreprises sociales vraiment centrées sur leurs clients et leurs salariés par sur leur marge nette !
Par sébcf
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Publié dans : coup de coeur
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Merci cher Michel, Tu es très convaincant. Pourras tu, d'une façon ou d'une autre illustrer cela par quelques exemples, Car ici, pour qui n'est pas impliqué de l'intérieur cela semble un peu 'procès d’intention’. Sur quels leviers agir pour les déffossiliser les fossilisants? Formation initiale, réglementation, charte, lien avec le livre de C Alphandery et al , etc.. Merci encore. JL2M