Mardi 29 décembre 2009
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"La Terre ne peut être considérée comme une simple ressource naturelle. La Terre est la maison de tous les êtres vivants. La Terre est la vie elle-même." On dirait un poème de Walt Whitman, mais
c'est un texte de Evo Morales, le président indigène (il ne descend pas des conquérants espagnols) de la Bolivie qui écrit ce texte.
Et il conclut : "pour guérir Mère Terre, il est nécessaire de comprendre que sa maladie a un nom : le système capitaliste mondialisé, une façon de penser et de sentir, une façon de produire la
richesse et la pauvreté, un mode de "développement" qui nous conduisent au bord de l'abîme. Afin de préserver la planète, la vie et l'espèce humaine, nous devons en finir avec le
capitalisme."
Ce qui ne veut pas dire - à la mode communiste ancienne - en finir avec l'entreprise ! Mais en finir avec la dictature implacable et irresponsable du capital et des actionnaires sur les
autres parties prenantes de toute entreprise et sans lesquelles elle ne peut fonctionner : les salariés (avec leur apport en "industrie" comme on disait autrefois), les clients, les
sous-traitants, les collectivités et les Etats qui fournissent les équipements et les processus de formation, etc. et l'environnement bio-physique, apparemment gratuit mais si indispensable.
C'est cette distinction majeure, initiée par Patrick Viveret dès les années 90, qu'il faut faire comprendre à chacun.
Si l'humanité doit survivre et devenir plus humaine, cela passera par une coopération impérative entre tous les acteurs de notre petite planète. C'est pourquoi l'approche écologique est si utile,
elle n'oppose pas, elle décloisonne et relie inlassablement les humains et les êtres vivants, les acteurs de la société mondiale et les institutions.
Edgar Morin a intitulé le tome 5 de sa Méthode (Seuil) l'humanité de l'Humanité. Le seul but qui vaille. Bonne et heureuse année 2010 à tous les humains.
Par sébcf
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Publié dans : coup de coeur
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Amitié. JL²M