Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 18:37
Moi qui ai connu le désert culturel cognaçais dans les années 70 avec moins de 4% du budget à la culture - j'avais fait longuement l'analyse comparative avec Saintes qui culminait déjà à 8% - et qui ai contribué avec d'autres à commencer de le remplir (cinéclub de La Curieuse Bobine, librairie différente Le Texte Libre, café-restaurant coopératif Le Pas d'Côté avec ses chanteurs du samedi et précurseur du petit Ramoneur, festival de la Semaine de l'Image, etc. ), quel plaisir que d'écouter le bilan qu'a présenté le service du développement culturel de la Mairie, ce samedi 26 septembre 2009, dans la magnifique salle des Abattoirs.
_ Bravo aux créateurs et aux lanceurs d'initiatives présents ou partis sous d'autres cieux et à la mairie de différentes couleurs politiques qui les a enfin soutenus. Que ce dynamisme dure et se répande est mon plus grand souhait, partagé par tous j'en suis persuadé. Mais il y faut des étais de belle taille.

_ La culture ça n'est pas qu'une offre (le terme est un peu marketing, on peut aussi dire une palette...) ou des publics à trouver, entraîner ou soutenir, des artistes professionnels aux amateurs motivés, c'est aussi et sans doute d'abord un cadre qui donne envie de s'exprimer ou de rencontrer ceux qui le font. Ca n'est pas par hasard que nous avions inauguré la Semaine de l'Image 1980 en réouvrant les Récollets au public en présence de Francis Hardy juste arrivé à la mairie.
_ Le cadre, l'urbanisme, les sites et leur caractère, l'environnement et son histoire, son habitabilité jouent un rôle majeur dans la réussite d'un événement culturel et au niveau plus global d'une politique culturelle. Que de manifestations réussies au Château qui vit la naissance de François 1er !

_ C'est pourquoi des projets d'amélioration de la ville comme rendre les quais aux cognaçais et aux touristes (qu'amorce la fête du Cognac), recréer le lien historique et piéton entre St Jacques et le vieux Cognac par une passerelle audacieuse et moderne (Bordeaux vient de le faire) sont à la hauteur des ambitions d'une ville qui vient de donner le feu vert à un immense projet dans les chais Monnet. L'architecte Nicolas Boraud l'avait conseillé dès 2004 lors de l'exposition anticipatrice Patrimonium 2010 de l'association Cognac Patrimoine. 
_ Ce sont des atouts à mettre en oeuvre pour rendre la ville encore plus attrayante, redonner à la rue Grande sa vertu structurante et que l'enchantement renaisse pour le plaisir de tous. Du faubourg de la rive droite au prieuré de la rive gauche sur sa colline, retrouver le chemin compostellan depuis St Jacques à pied, en vélo, en fauteuil pour personne handicapé, délaisser une voie purement automobile et dangereuse et s'engager dans une liaison légère au dessus du fleuve pour prendre son temps et l'admirer...
_ Amplifier le retour au fleuve et le renouveau du quartier St Jacques qui s'amorce déjà légèrement.

- Un rendez-vous magique nous attend : en 2016, Cognac aura mille ans ! Citoyens, associations, élus, sachons être à la hauteur de cet événement.

 
Par sébcf - Publié dans : coup de coeur
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