Jeudi 14 février 2008
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A la veille d'une conférence originale qui s'annonce passionnante, "Écologie et spiritualités, une rencontre contrastée...", le samedi 23 février à la salle Fragonard à Cognac (16h30), l'athée non
sectaire que je crois être vous propose une brève lecture. Relisons Claude Levi-Strauss, pour qui notre humanisme est « dévergondé » : « …Que règne, enfin, l’idée que les hommes, les animaux et les
plantes disposent d’un capital commun de vie, de sorte que tout abus commis aux dépens d’une espèce se traduit nécessairement, dans la philosophie indigène, par une diminution de l’espérance de vie
des hommes eux-mêmes, ce sont là autant de témoignages peut-être naïfs, mais combien efficaces d’un humanisme sagement conçu qui ne commence pas par soi-même mais fait à l’homme une place
raisonnable dans la nature au lieu qu’il s’en institue le maître et la saccage sans même avoir égard aux besoins et aux intérêts les plus évidents de ceux qui viendront après lui. » (« Le regard
éloigné » Plon, 1983)
Publié dans : coup de coeur
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