Samedi 18 avril, meeting du Front de gauche à Cognac. Une petite centaine de personnes dont beaucoup de curieux, de socialistes et de Verts. Un orateur brillant, Jacques
Généreux, économiste prof esseur à Sciences Po Paris. Et le mot Front revenu à gauche, tant pis pour Le Pen.
Côté points forts, il brosse un portrait des années 50 et 60 idyllique au regard de la situation actuelle économique sociale et environnementale. Autrefois c'était mieux ! En oubliant de dire que
tous les indicateurs de bien-être le confirment quels que soient les modes de calcul.
Il dénonce avec raison une nouvelle droite à l'oeuvre, cynique, violente, totalitaire et très différente du balladurisme et du chiraquisme mou.
Il rappelle ce que tout marxiste a appris mais qui est dû à Adam Smith dans son Essai sur la richesse des nations : ce ne sont pas les riches qui créent la richesse,
peu d'entre eux sont de vrais entrepreneurs, c'est le travail humain !
Il démontre que l'Europe actuelle va à sa perte, vaste marché qui se délite, sans âme et sans conscience, menés par des dirigeants sans courage ou dépassés, voire complices ou aveuglés par leur
idéologie ultralibérale.
Côté points faibles, une minute sur le socialisme qui serait actuel, mais douze minutes sur le thème "l'écologie c'est nous" qui laisse ébahi son public. On entend un grand silence au
lieu des applaudissements précédents... Les écologistes, ceux qui travaillent depuis plus de trente ans pour montrer les liens entre tous les aspects de la réalité, ne sont que des naturalistes !
Sic !
Problème : quand on est écologiste, on ne dit pas "changer d'Europe", on dit "changer l'Europe" car on n'oublie pas le socle géologique et géographique, qui lui n'est pas changeable de façon
majeure. Voilà une différence d'une lettre qui trahit le faux message et traduit le vrai, à savoir "seuls l'économique et le social sont importants" en oubliant l'environnement, ce socle de
toute vie humaine possible.
La vieille aspiration révolutionnaire, à l'ancienne et émouvante, est là qui transpire dans l'affiche et son logo : une étoile (guévariste ou maoïste) et un drapeau à deux couleurs,
rouge clair en haut, brun rouge en bas, qui s'il était remplacé par du bleu nuit deviendrait exactement celui du FNL vietnamien que nous avons tant arboré dans les rues du Quartier Latin il y a
longtemps ! Souvenirs, souvenirs...
Plus grave, l'appel au débat a été sans cesse proclamé, mais on nous avait prévenu dès le départ qu'il n'y aurait pas de débat. Vieux reste de ce qu'il faut bien appeler du stalinisme, dont le
PCF ne s'est jamais totalement débarassé... empêchant sa mutation.
Dénonciation brillante du productivisme par l'orateur, récupération habile de la belle formule des décroissants "qualité des liens vaut mieux que quantité des biens", appel au jeune
Marx sur l'émancipation des travailleurs, la vie bonne et pas le avoir plus ; mais qu'en pensent les communistes ?
Enfin, pas un mot sur le nucléaire et sa pesante mise en danger du monde, rien sur les rapports Nord Sud et la dette énorme que nous avons à leur égard...
Un entre deux chaises aux ambiguités multiples, un patchwork peu solide. La vie tranchera. Ce n'est qu'un début, continuons le débat.
Le monde ne commencera à respirer que quand les
multinationales prédatrices paieront des impots pour chacun de leurs établissements dans chacun des pays concernés sans transfert possible des bénéfices et des déficits.
La Birmanie dictature abominable et la répression effrayante du peuple Karen, Total y a
des contrats juteux... avec l'absolution d'un certain Dr Kouchner ?
Salle comble hier soir au Pathé, plus de 300 personnes. La mobilisation de Catherine
C. mère de famille a payé, nos enfants ne nous accuseront pas. Jean-Paul Jaud en personne est là pour présenter son film (voir mon blog du 9 décembre 2008 sur la méthode Barjac). Les
questions fusent.
Cinéma Pathé jeudi 5 février, 21h, le film de Jean-Michel Carré "j'ai
(très) mal à mon travail" est présenté par son fils Basile co-réalisateur. Cent personnes dont le maire.
Mardi 20 janvier, midi à Washington (USA).
Aux récents voeux du maire d'une ville, auxquels j'ai assisté,
l'adjoint à la vie associa-tive et le maire, ont cité les secteurs de l'action associative, le sport, le social, la culture, les loisirs... et jamais l'environnement !
Vous prenez les ingrédients
suivants :