Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 09:30
Le monde ne commencera à respirer que quand les multinationales prédatrices paieront des impots pour chacun de leurs établissements dans chacun des pays concernés sans transfert possible des bénéfices et des déficits.

Et que les hauts fonctionnaires de tous les pays n'auront plus le droit d'y avoir des intérêts sous quelque forme que ce soit, y compris d'aller y travailler.

Soit un retour à l'esprit du service public, du haut en bas de l'échelle dans la fonction publique.

Pierre Mendès-France en rêvait ; qui osera le faire ?

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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /2009 13:37

Enfin vous êtes de retour sur Terre. Ca faisait vraiment longtemps qu'on ne vous avait pas vu et vous nous manquiez beaucoup, enfin à certains plus qu'à d'autres...
Bon, vous avez pris cette fois les traits d'un grand type plutôt beau, pas vraiment noir, pas vraiment blanc mais qui écrit très bien, qui dit ce qu'il pense avec courage et qui fait des choses intéressantes, un certain Barack Obama. Puisse-t-il vous porter la baraka ! Dans beaucoup de pays déjà, le peuple fait référence à lui comme s'il était le dirigeant (démocratiquement  élu) de ce pays, mais hélas ça n'est pas lui.

Ici, nous en France, on a le furieux du pouvoir d'achat, "de la croissance avec les dents", et de la Rolleix au poignet... Il n'aime pas les gens, il les méprise et sans doute il ne s'aime pas beaucoup non plus. Il décide de tout et la plupart du temps mal... évidemment. Le chaos qui est en lui risque de s'étendre dans le pays...
Alors nous on est très mal, mais la colère gronde à un point que vous n'imaginez pas, Madame Justice. Déjà les chefs de la contestation (on appelle cela chez nous les syndicats et les partis) tentent de calmer les gens mais ils sont de plus en plus débordés même si les gazettes font bien attention à ne pas le montrer ! 

C'est vrai, Vous étiez déjà venue nous voir en 1789, puis en 1848 mais trop brièvement ; en 1871 on vous a chassé de Paris en vous traitant de racaille (on dit caillera aujourd'hui) vous êtes un peu revenue un mois de mai 1936, puis dix ans après et ensuite vous êtes partie dans d'autres pays. Votre apparition si fulgurante au mois de mai 1968 a touché beaucoup des gens de ma génération... On m'a parlé de votre récent passage en Guadeloupe, ça nous fait tous rêver.
On a vraiment besoin de vous. Essayez de vous faire comprendre ou tout simplement connaître de tous ceux qui veulent être nos chefs, ils ont pas mal de chemin à faire !

Mon dernier souhait en forme de conseil, très Chère Madame Justice : vous devriez rencontrer Monsieur Développement Durable (certains l'appellent Aménagement Durable mais ça n'est pas très important) ; je suis sûr que vous avez des choses à faire ensemble et que vous vous plairiez beaucoup.
J'imagine même, mais je suis optimiste, tous les enfants que vous pourriez faire ensemble ! Je suis sûr qu'ils seraient beaux, intelligents, humains donc amoureux de leur petite planète et respectueux d'elle, c'est ce qu'on appelle des sages chez nous. C'est le mot que disait Jean-Gabriel Monnet à son fils à l'âge de 9 ans, un certain Jean Monnet qui a beaucoup aidé les humains à s'accepter et à essayer de mieux vivre ensemble.
Ne tardez plus sinon d'autres, habillés un peu comme vous mais très différents, prendront votre place...

Je vous assure de mon plus profond respect et de ma très haute considértation, Chère Madame.

Michel Adam
ps : dans mon enfance, j'ai habité une rue qui vous célébrait au numéro 46. Mon père y a cru et l'a payé très cher. Ca m'a sans doute contaminé...

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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /2009 12:48
Avec la désignation autoritaire (pléonasme chez N. Sarkozy) d'un fidèle à la tête du groupe fusionné des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne, on atteint un sommet  dans la volonté de mise au pas bonapartiste de toutes les institutions de ce pays. Et ça n'est pas fini...
La fusion de ces deux banques coopératives (et non pas mutuelles comme le dit la presse qui méconnait les familles de l'économie sociale) est déjà en soi une décision tout à fait antidémocratique au regard des statuts de ces deux entreprises, puique les coopérateurs n'ont pas été consultés. Viol de coopératives caractérisé.

Mais cette mise sous tutelle de l'Elysée atteint des records de captation avide et obsessionnelle de celui qui ressemble de moins en moins à un président républicain. Qui paie décide a-t-il osé dire ! Comme si c'était son argent, nous revoilà aux beaux temps des rois francs qui confondaient leur caisse personnelle et le trésor public.

Comme l'écrivait il y a quelque temps son ami Léotard, tout ça va mal finir. Souvenons nous des leçons de l'histoire, le temps du mépris n'a qu'un temps en France...
Et comme des millions de français je m'interroge : vais-je rester longtemps à la Caisse d'Epargne ?
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 14:02
La Birmanie dictature abominable et la répression effrayante du peuple Karen, Total y a des contrats juteux... avec l'absolution d'un certain Dr Kouchner ?
L'Erika bateau pourri qui a abimé toute la côte atlantique, Total en faisait son beurre !
AZF à Toulouse et les consignes de sécurité sans doute comprimées par un service maximal aux actionnaires, Total dirigeait ça de main de maitre.
La Gaudeloupe et les prix exorbitants de la Sara qui asphyxient les populations d'une façon éhontée, Total en fait son beurre !

Il est plus que temps de détruire ce type d'entreprise probablement corruptrice et sans doute corrompue, plus puissante par son budget que bien des Etats de la planète. De la couper en morceaux distincts. Et de ne plus tolérer d'entreprises aussi grosses et sans contrôle. Et d'y associer les salariés, les consommateurs, les élus locaux : concevoir les entreprises du futur avec des parties associées et non plus le Total opaque !

Démocraties ou multinationales, l'heure du choix est venue. pour les citoyens et aussi pour les gouvernants... courageux. Yes we can !
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 09:19

Salle comble hier soir au Pathé, plus de 300 personnes. La mobilisation de Catherine C. mère de famille a payé, nos enfants ne nous accuseront pas. Jean-Paul Jaud en personne est là pour présenter son film (voir mon blog du 9 décembre 2008 sur la méthode Barjac). Les questions fusent.

Des agriculteurs bio et des conventionnels, des gens de gauche et de droite, des écologistes et des consommateurs soucieux de leur santé, la Biocoop, l'AMAP mais aussi des représentants de petits magasins bio indépendants, le peuple de France... du cognaçais. Un paysagiste raconte comment en 4 ans d'étude il n'a pas eu une heure d'information sur la vie microbienne du sol et l'intérêt des soi-disant "mauvaises herbes", soit une véritable approche écologique du jardin, alors que 7 millions de français jardinent et sont de grands pollueurs sans le savoir... ou sans mesurer les conséquences de leurs gestes, sur leur santé et leur feuille d'impôts !
Le débat a duré très tard dans la salle puis à la buvette jusqu'à une heure du matin. J.P Jaud nous a appris que le film provoque un raz de marée (positif) dans toutes les petites villes et en milieu rural. Plus de 120 000 personnes ont déjà vu le film et en parlent autour d'eux. Des perspectives se dessinent de nouvelles présentations en Sud-Charente, à Saintes, etc.

Une association de parents et de citoyens pour l'alimentation bio dans les cantines scolaires va se lancer dans le cognaçais, déjà forte d'une centaine de signatures. Le WWF,une grande organisation mondiale (ONG) pour la biodiversité et le respect du vivant, lance un appel du 18 juin 2009 pour que tous les parents de France aillent ce jour là au sortir de l'école, avec leurs enfants, rencontrer leurs élus et exiger l'introduction - qui peut être progressive - d'une alimentation non toxique dans les cantines scolaires de leur commune.

Lors de la première du film à Paris le 5 novembre 2008, J.P Jaud a fait venir Paul François ce céréalier du Nord-CHarente empoisonné gravement par un pesticide de Monsanto et qui a du mener 4 ans de bataille contre eux (et la MSA !) pour faire reconnaître son "gazage" en tant que maladie professionnelle (Sud-Ouest du 4/11/8).
Autre bonne nouvelle, la commune de Le Thor près d'Avignon s'est vu reconnaître le droit pour une commune de se déclarer sans OGM pour protéger la santé de ses habitants, contre la volonté du préfet qui a défendu des intérêts privés et dangereux plutôt que la santé publique ! Rappelons que les OGM sont des éponges à pesticides et qu'ils sont faits pour pouvoir en mettre encore plus sur les plantes... Honte au représentant de l'Etat et bravo pour les élus locaux. Le maire est un fils de paysan...(http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50156). Une jurisprudence favorable va se faire.

L'heure des choix a sonné pour chacun et pour les représentants du peuple : santé publique, lutte contre l'effet de serre, qualité de la vie, soutien aux producteurs locaux et aide à leur reconversion, non dépendance aux multinationales cupides. Nos enfants ne nous accuseront pas, leur santé est plus précieuse que tout. Tous ensemble, nous avançons.

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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 18:22

Cinéma Pathé jeudi 5 février, 21h,  le film de Jean-Michel Carré "j'ai (très) mal à mon travail" est présenté par son fils Basile co-réalisateur. Cent personnes dont le maire.
Un film fort, émouvant, poignant comme l'importance du travail pour chacun-e de nous. Quelques reproches pourtant : il prend souvent la partie pour le tout et ce de plusieurs façons.
. 1 - Le travail y est confondu avec l'emploi, alors que la revalorisation du travail passe par le fait de savoir distinguer travail et emploi pour mieux les conjuguer. J'en ai fait un livre à usage pédagogique, tant cette distinction est claire dans le secteur pionnier et trop peu connu de l'IAE (insertion par le travail) mais inconnue ailleurs. Edgar Morin l'a résumée de façon magistrale au Congrès de SOS Amitié à Poitiers en 1993 : "l'emploi (et l'employeur) peut étoffer le travail (et le travailleur), comme il peut l'étouffer ! "  Le travail est un contenu et l'emploi un contenant mais seulement un de ses contenants, bien sûr le plus important depuis quelques siècles...
D'autres contenants existent qui peuvent compenser des effets nocifs de l'emploi sur le travail... ou en être à leur tour affectés ; comme la vie quotidienne (s'entretenir), la famille (l'éducation est un vrai travail), la formation (apprendre est un travail), l'engagement bénévole pour une cause, encore un autre de ces contenants, tellement motivant car permettant un travail choisi.
Soigner quand on est médecin ou infirmière est un travail, le cadre dans le quel on le fait en est le contenant qui va influer sur la qualité de ce travail, mais n'est pas ce travail... En libéral ? Salarié ? Bénévole ? Fonctionnaire ? Une véritable écologie du travail humain appelle une qualité de l'emploi et une qualité du milieu de vie !

. 2 - Les entreprises citées sont toutes de très grandes entreprises, Dassault, Carrefour, IBM (le CAC 40) qui pressurent au maximum leurs travailleurs par et dans l'emploi, pour des actionnaires aussi cupides que cachés. Ca n'est que 40% du salariat privé et il existe beaucoup d'autres situations de travail (économie sociale, associations, artisans, PME) où les dirigeants tentent honnêtement d'exercer ce que Mary Parker Follet appelait dès 1910 un management respectueux. Elle dénonçait Taylor et sa vision déshumanisante, elle affirmait et montrait que les ouvriers étaient les mieux placés pour définir l'organisation du travail ! Une vision révolutionnaire (et féminine) que l'on redécouvre aujourd'hui.

3 - Le point de vue d'un ergonome aurait pu équilibrer celui du politologue enflammé, ignorant Mary Parker Follett, qui jugeait à charge les seuls "grands comptes", si influents en France ; car si proches de l'Etat et dirigés souvent par les mêmes hommes ! Comme si toutes les autres types d'entreprises n'existaient pas. Ne nous étonnons pas qu'avec cette culture jacobine et du centre hypertrophié, le tissu de PME soit beaucoup plus faible en France qu'en Allemagne ou en Italie.

Le film montre bien que la machine folle qui broie les humains maltraités au dedans comme les humains jetés au dehors est le productivisme fou, enfant naturel du capitalisme financier et destructeur de la planète. Celui là même qui vient de révéler au monde sa vanité, sa nocivité, sa cupidité et sa pulsion de mort fondatrice.  Il manque juste à ce film quelques propositions concrètes, le seul sourire de Christophe Dejours disant qu'elles existent déséquilibre fortement ce document, laissant un sentiment d'impuissance dommageable.

Pourquoi pas la limitation du pouvoir des actionnaires par un collège équivalent de salariés dans toute entreprise de plus de 50 personnes, pour faire vivre le principe de légitimité plurielle ? Chacun a le droit de cité, mais nul ne peut se prendre à lui tout seul pour la cité, pas plus le Medef que la CGT !
Ou encore, la fin de l'interim et son remplacement par des Groupements d'Employeurs de Territoire (pays, agglomération) multisectoriels (donc multiconventions collectives) pour accompagner des parcours professionnels enfin sécurisés ? Ce système marche et se répand déjà dans toute l'Europe. Une formule simple et si nécessaire : sécurité garantie de l'emploi contre mobilité du travail.
Enfin conjuguer avec précaution et intelligence le "travailler plus pour gagner plus" si individualiste et parfois légitime avec le "travailler mieux - et souvent moins - pour travailler tous" , pour plus de fraternité sociale et de bien-être partagé.

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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /2009 17:53
Mardi 20 janvier, midi à Washington (USA).
Beau temps. On voit à peine q'il fait froid tant les gens présents ont l'air heureux. Quatre millions de sourire ! 

Je viens de finir Dreams of my father - quel style, un véritable écrivain est né - et je lis L'Audace d'espérer : ce nouveau président des USA ouvre peut-être enfin le chemin d'une civilisation-monde, régie par des valeurs qui veulent et qui peuvent faire grandir l'humanité. Notre Terre-patrie !
Barack Hussein Obama a tant d'attaches avec trois continents, tant d'amis de différentes conditions, tant de liens avec les gens "d'en bas" qu'il a aidés durant ses trois années d'organisateur de communautés dans les banlieues pauvres de Chicago, et avec ceux "d'en haut" qu'il fréquente depuis de longues années surtout depuis son élection au Sénat à Washington en 2005. Sa vision est large, je pense inévitablement à celle de Jean Monnet au parcours si différent.

"L'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité..."  Des mots essentiels enfin dans la bouche d'un des grands dirigeants de notre planète !
Il croit à la coopération possible entre les humains, malgré les profondes divergences d'intérêt, dès lors que l'on se réfère aux valeurs fondatrices qui aident à trancher après avoir écouté chacun, et délibéré longuement. Encore une analogie avec notre cognaçais le plus célèbre.

Ses premiers actes sont encourageants. Souhaitons lui une immense baracka, cette chance sans laquelle il n'est pas de grande réussite. Tous les humains qui ne sont drogués ni au pouvoir ni à l'argent en ont tellement besoin de cette civilisation-monde !
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /2009 09:13

Aux récents voeux du maire d'une ville, auxquels j'ai assisté, l'adjoint à la vie associa-tive et le maire, ont cité les secteurs de l'action associative, le sport, le social, la culture, les loisirs... et jamais l'environnement !
Il est vrai que c'est le secteur le plus récent du monde associatif, mais il a quand même plus de quarante ans en France et au moins trente ans dans la commune en question. Cet oubli révèle surtout que l'environnement c'est extérieur à nous, ça n'est pas "naturel" d'y penser, c'est-à-dire en réalité que ça n'est pas culturel... pour nous du moins. Nous ne sommes pas la nature mais la culture ! Que de mauvais livres sur ce sujet dont le dernier de Luc Ferry contre les écologistes... Et nous appelons naturel tout ce qui relève de nos automatismes de pensée, en croyant que c'est la seule possible.

Cette séparation, catastrophique autant que cartésienne, est à l'origine de bien des malheurs contemporains, l'exploitation folle de la nature, sa destruction en plein essor, les activités chimiques de synthèse comme un nec plus ultra du progrès,etc.
En un mot si l'environnement n'est qu'un extérieur oubliable, moi l'être humain je suis Dieu (et on écrit l'Homme dans ses discours) et je commande l'environnement, je le maitrise et même pour les plus scientistes, j'aurai bientôt fini par terminer les lois de la physique et résolu enfin la grande équation qui relie les 4 forces fondamentales...

Déjà en 1673, Pascal écrivait dans ses Pensées : "toutes choses étant reliées et reliantes, aidées et aidantes, je tiens pour impossible de connaitre les parties sans connaître le tout et de connaître le tout sans connaître les parties..."  Il s'agit bien de distinguer pour relier, comme le fait la pensée complexe aujourd'hui.
Quand donc les militants de la gauche comprendront-ils que :
- nous sommes toujours dans un environnement, il n' y a pas d'extérieur possible
- que cet environnement est en nous : bactéries, microbes, air, eau, nourriture
- que cet environnement a de profonds et terribles impacts sur nous, socialement différenciés
- que nous faisons partie de cet environnement  et que nous sommes autant de nature - notre animalité de mammifère - que de culture avec et par le langage, l'imagination et hélas la folie de l'homo sapiens demens comme le dit Edgar Morin ? 

L'environnement est le socle matériel qui rend possible toute vie sur la planète, ou la détruit ! Comme le dit le grand architecte Yona Friedman : "si nous ne conservons pas la nature, la nature ne nous conservera pas."
Chers camarades de la gauche (voire de la droite), pouvez-vous intégrer cette dimension globale à vos actions et donc à vos automatismes de pensée ?  Cela ne nuira pas, bien au contraire, à nos combats communs pour plus de solidarité sociale, de démocratie concrète et de dignité pour les humains et les peuples de notre petite Terre-Patrie.

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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /2008 08:49

Vous prenez les ingrédients suivants :
- vous pratiquez (ou vous soutenez) une agriculture naturelle, à l'ancienne, avec des "outils modernes" comme les insectes pour attaquer les parasites des cultures (cocinelle, micro-guêpe, etc.) ; on appelle ça une agriculture biologique ou biodynamique ou paysanne ou durable, etc.
- vous craignez le cancer qui a déjà touché vos proches ou vous-même, vous chassez systématiquement tous les pesticides dans vos cultures et le Round up dans vos jardins
- vous mobilisez vos élus locaux sur ce terrible problème de santé publique : + 93% des cancers en 25 ans dont 70% pour des causes environnementales. Et si peu de prévention...
- si vos élus font le mort ou ne bougent pas par inconscience ou manque de courage, vous en changez à la première occasion. Il nous faut des élus qui savent pratiquer le "on se dit nos désaccords... en toute amitié" et qui affirment en le prouvant que "c'est pas au comptable de choisir la politique de la commune" !
- vous ajoutez une forte dose de bons cuistos. Des cuisiniers qui retrouvent le goût de leur métier - cuisiner - et rendre heureux des enfants et des adultes par la nourriture, qui sont revalorisés par leur savoir-faire, leurs idées, leurs découvertes ; qui (re)deviennent le centre de nos préoccupations communes : des instituteurs du savoir se nourrir...
- et vous tournez le tout avec une bonne sauce de lucidité, de confiance, de joie de vivre ensemble et de fêtes locales. On appelle ça la sauce Jean-Paul Jaud et ça marche. Allez voir le petit village gaulois de Barjac.

Tant pis pour les chimistes (j'en étais un) qui nous empoisonnent depuis trente ans par cupidité et l'Etat français qui est complice.
Ne les laissons plus remplacer les paysans par des molécules de synthèse !

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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 08:16

Et moi aussi, et vous aussi, nous sommes tous des merveilles créées par la Nature...
"Je suis le représentant local du cosmos, quel bonheur ! " C'est par ces mots qu'Albert Jacquard a clôturé sa conférence hier soir 4 décembre dans une Salamandre bourrée à craquer, des auditeurs assis par terre dans toutes les travées.

Mieux que sauver la Terre qui tournera sans nous, sauver l'humanité aux bords du gouffre. Le projet est clair et immense. Oubliant la part maudite, la part folle de l'être humain, son côté homo sapiens demens (Auschwitz, Hiroshima) comme le dit Edgar Morin cité par un des questionneurs, Albert Jacquard nous entraîne dans une philosophie joyeuse du respect absolu de l'autre comme seule limite à ma liberté. Dans ce 21è siècle prodigieux qu'il repeint aux couleurs du bonheur pour chacun, l'école devient le lieu où l'on apprend avant tout l'art de la rencontre !

"Où chacun-e s'émerveille de tout ce que l'humanité lui a léguée, de tout ce qu'il doit aux autres". On pense à l'obuntu des zoulous, comme dans In my country de John Bormann.
C'est moi, c'est toi  c'est vous, c'est nous qui avons peint le plafond de la Chapelle Sixtine, écrit La petite musique de nuit, la 9è Symphonie !

Dans ce monde régénéré de la rencontre et du respect, l'appropriation des biens géologiques disparait ; le pétrole, l'eau, les ressources sont à tout le monde : il s'agit de désaproprier les grandes richesses, Proudhon semble revenu et l'énergie nucléaire, militaire comme civile, est un piège suprême et suicidaire qu'il faut abandonner. Un système sanitaire mondial peut se faire tout de suite car nous avons tous les mêmes ennemis communs, bactéries et virus divers...

Une soirée placée sous le signe de l'hologramme, la partie contient le tout. Montaigne ne disait-il pas déjà : "je tiens pour vrai que tout homme contient  àl ui tout seul toute l'humaine condition ? "  Comme chacune de mes cellules !
Croire aux utopies est le seul moyen de les réaliser.
Oui vraiment je suis une merveille, et ça fait du bien. Merci Albert Jacquard !

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