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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /2008 08:49

Vous prenez les ingrédients suivants :
- vous pratiquez (ou vous soutenez) une agriculture naturelle, à l'ancienne, avec des "outils modernes" comme les insectes pour attaquer les parasites des cultures (cocinelle, micro-guêpe, etc.) ; on appelle ça une agriculture biologique ou biodynamique ou paysanne ou durable, etc.
- vous craignez le cancer qui a déjà touché vos proches ou vous-même, vous chassez systématiquement tous les pesticides dans vos cultures et le Round up dans vos jardins
- vous mobilisez vos élus locaux sur ce terrible problème de santé publique : + 93% des cancers en 25 ans dont 70% pour des causes environnementales. Et si peu de prévention...
- si vos élus font le mort ou ne bougent pas par inconscience ou manque de courage, vous en changez à la première occasion. Il nous faut des élus qui savent pratiquer le "on se dit nos désaccords... en toute amitié" et qui affirment en le prouvant que "c'est pas au comptable de choisir la politique de la commune" !
- vous ajoutez une forte dose de bons cuistos. Des cuisiniers qui retrouvent le goût de leur métier - cuisiner - et rendre heureux des enfants et des adultes par la nourriture, qui sont revalorisés par leur savoir-faire, leurs idées, leurs découvertes ; qui (re)deviennent le centre de nos préoccupations communes : des instituteurs du savoir se nourrir...
- et vous tournez le tout avec une bonne sauce de lucidité, de confiance, de joie de vivre ensemble et de fêtes locales. On appelle ça la sauce Jean-Paul Jaud et ça marche. Allez voir le petit village gaulois de Barjac.

Tant pis pour les chimistes (j'en étais un) qui nous empoisonnent depuis trente ans par cupidité et l'Etat français qui est complice.
Ne les laissons plus remplacer les paysans par des molécules de synthèse !

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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 18:22

Cinéma Pathé jeudi 5 février, 21h,  le film de Jean-Michel Carré "j'ai (très) mal à mon travail" est présenté par son fils Basile co-réalisateur. Cent personnes dont le maire.
Un film fort, émouvant, poignant comme l'importance du travail pour chacun-e de nous. Quelques reproches pourtant : il prend souvent la partie pour le tout et ce de plusieurs façons.
. 1 - Le travail y est confondu avec l'emploi, alors que la revalorisation du travail passe par le fait de savoir distinguer travail et emploi pour mieux les conjuguer. J'en ai fait un livre à usage pédagogique, tant cette distinction est claire dans le secteur pionnier et trop peu connu de l'IAE (insertion par le travail) mais inconnue ailleurs. Edgar Morin l'a résumée de façon magistrale au Congrès de SOS Amitié à Poitiers en 1993 : "l'emploi (et l'employeur) peut étoffer le travail (et le travailleur), comme il peut l'étouffer ! "  Le travail est un contenu et l'emploi un contenant mais seulement un de ses contenants, bien sûr le plus important depuis quelques siècles...
D'autres contenants existent qui peuvent compenser des effets nocifs de l'emploi sur le travail... ou en être à leur tour affectés ; comme la vie quotidienne (s'entretenir), la famille (l'éducation est un vrai travail), la formation (apprendre est un travail), l'engagement bénévole pour une cause, encore un autre de ces contenants, tellement motivant car permettant un travail choisi.
Soigner quand on est médecin ou infirmière est un travail, le cadre dans le quel on le fait en est le contenant qui va influer sur la qualité de ce travail, mais n'est pas ce travail... En libéral ? Salarié ? Bénévole ? Fonctionnaire ? Une véritable écologie du travail humain appelle une qualité de l'emploi et une qualité du milieu de vie !

. 2 - Les entreprises citées sont toutes de très grandes entreprises, Dassault, Carrefour, IBM (le CAC 40) qui pressurent au maximum leurs travailleurs par et dans l'emploi, pour des actionnaires aussi cupides que cachés. Ca n'est que 40% du salariat privé et il existe beaucoup d'autres situations de travail (économie sociale, associations, artisans, PME) où les dirigeants tentent honnêtement d'exercer ce que Mary Parker Follet appelait dès 1910 un management respectueux. Elle dénonçait Taylor et sa vision déshumanisante, elle affirmait et montrait que les ouvriers étaient les mieux placés pour définir l'organisation du travail ! Une vision révolutionnaire (et féminine) que l'on redécouvre aujourd'hui.

3 - Le point de vue d'un ergonome aurait pu équilibrer celui du politologue enflammé, ignorant Mary Parker Follett, qui jugeait à charge les seuls "grands comptes", si influents en France ; car si proches de l'Etat et dirigés souvent par les mêmes hommes ! Comme si toutes les autres types d'entreprises n'existaient pas. Ne nous étonnons pas qu'avec cette culture jacobine et du centre hypertrophié, le tissu de PME soit beaucoup plus faible en France qu'en Allemagne ou en Italie.

Le film montre bien que la machine folle qui broie les humains maltraités au dedans comme les humains jetés au dehors est le productivisme fou, enfant naturel du capitalisme financier et destructeur de la planète. Celui là même qui vient de révéler au monde sa vanité, sa nocivité, sa cupidité et sa pulsion de mort fondatrice.  Il manque juste à ce film quelques propositions concrètes, le seul sourire de Christophe Dejours disant qu'elles existent déséquilibre fortement ce document, laissant un sentiment d'impuissance dommageable.

Pourquoi pas la limitation du pouvoir des actionnaires par un collège équivalent de salariés dans toute entreprise de plus de 50 personnes, pour faire vivre le principe de légitimité plurielle ? Chacun a le droit de cité, mais nul ne peut se prendre à lui tout seul pour la cité, pas plus le Medef que la CGT !
Ou encore, la fin de l'interim et son remplacement par des Groupements d'Employeurs de Territoire (pays, agglomération) multisectoriels (donc multiconventions collectives) pour accompagner des parcours professionnels enfin sécurisés ? Ce système marche et se répand déjà dans toute l'Europe. Une formule simple et si nécessaire : sécurité garantie de l'emploi contre mobilité du travail.
Enfin conjuguer avec précaution et intelligence le "travailler plus pour gagner plus" si individualiste et parfois légitime avec le "travailler mieux - et souvent moins - pour travailler tous" , pour plus de fraternité sociale et de bien-être partagé.

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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 09:19

Salle comble hier soir au Pathé, plus de 300 personnes. La mobilisation de Catherine C. mère de famille a payé, nos enfants ne nous accuseront pas. Jean-Paul Jaud en personne est là pour présenter son film (voir mon blog du 9 décembre 2008 sur la méthode Barjac). Les questions fusent.

Des agriculteurs bio et des conventionnels, des gens de gauche et de droite, des écologistes et des consommateurs soucieux de leur santé, la Biocoop, l'AMAP mais aussi des représentants de petits magasins bio indépendants, le peuple de France... du cognaçais. Un paysagiste raconte comment en 4 ans d'étude il n'a pas eu une heure d'information sur la vie microbienne du sol et l'intérêt des soi-disant "mauvaises herbes", soit une véritable approche écologique du jardin, alors que 7 millions de français jardinent et sont de grands pollueurs sans le savoir... ou sans mesurer les conséquences de leurs gestes, sur leur santé et leur feuille d'impôts !
Le débat a duré très tard dans la salle puis à la buvette jusqu'à une heure du matin. J.P Jaud nous a appris que le film provoque un raz de marée (positif) dans toutes les petites villes et en milieu rural. Plus de 120 000 personnes ont déjà vu le film et en parlent autour d'eux. Des perspectives se dessinent de nouvelles présentations en Sud-Charente, à Saintes, etc.

Une association de parents et de citoyens pour l'alimentation bio dans les cantines scolaires va se lancer dans le cognaçais, déjà forte d'une centaine de signatures. Le WWF,une grande organisation mondiale (ONG) pour la biodiversité et le respect du vivant, lance un appel du 18 juin 2009 pour que tous les parents de France aillent ce jour là au sortir de l'école, avec leurs enfants, rencontrer leurs élus et exiger l'introduction - qui peut être progressive - d'une alimentation non toxique dans les cantines scolaires de leur commune.

Lors de la première du film à Paris le 5 novembre 2008, J.P Jaud a fait venir Paul François ce céréalier du Nord-CHarente empoisonné gravement par un pesticide de Monsanto et qui a du mener 4 ans de bataille contre eux (et la MSA !) pour faire reconnaître son "gazage" en tant que maladie professionnelle (Sud-Ouest du 4/11/8).
Autre bonne nouvelle, la commune de Le Thor près d'Avignon s'est vu reconnaître le droit pour une commune de se déclarer sans OGM pour protéger la santé de ses habitants, contre la volonté du préfet qui a défendu des intérêts privés et dangereux plutôt que la santé publique ! Rappelons que les OGM sont des éponges à pesticides et qu'ils sont faits pour pouvoir en mettre encore plus sur les plantes... Honte au représentant de l'Etat et bravo pour les élus locaux. Le maire est un fils de paysan...(http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50156). Une jurisprudence favorable va se faire.

L'heure des choix a sonné pour chacun et pour les représentants du peuple : santé publique, lutte contre l'effet de serre, qualité de la vie, soutien aux producteurs locaux et aide à leur reconversion, non dépendance aux multinationales cupides. Nos enfants ne nous accuseront pas, leur santé est plus précieuse que tout. Tous ensemble, nous avançons.

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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 14:02
La Birmanie dictature abominable et la répression effrayante du peuple Karen, Total y a des contrats juteux... avec l'absolution d'un certain Dr Kouchner ?
L'Erika bateau pourri qui a abimé toute la côte atlantique, Total en faisait son beurre !
AZF à Toulouse et les consignes de sécurité sans doute comprimées par un service maximal aux actionnaires, Total dirigeait ça de main de maitre.
La Gaudeloupe et les prix exorbitants de la Sara qui asphyxient les populations d'une façon éhontée, Total en fait son beurre !

Il est plus que temps de détruire ce type d'entreprise probablement corruptrice et sans doute corrompue, plus puissante par son budget que bien des Etats de la planète. De la couper en morceaux distincts. Et de ne plus tolérer d'entreprises aussi grosses et sans contrôle. Et d'y associer les salariés, les consommateurs, les élus locaux : concevoir les entreprises du futur avec des parties associées et non plus le Total opaque !

Démocraties ou multinationales, l'heure du choix est venue. pour les citoyens et aussi pour les gouvernants... courageux. Yes we can !
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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /2009 09:28

Samedi 18 avril, meeting du Front de gauche à Cognac. Une petite centaine de personnes dont beaucoup de curieux, de socialistes et de Verts. Un orateur brillant, Jacques Généreux, économiste prof esseur à Sciences Po Paris. Et le mot Front revenu à gauche, tant pis pour Le Pen.

Côté points forts, il brosse un portrait des années 50 et 60 idyllique au regard de la situation actuelle économique sociale et environnementale. Autrefois c'était mieux ! En oubliant de dire que tous les indicateurs de bien-être le confirment quels que soient les modes de calcul.
Il dénonce avec raison une nouvelle droite à l'oeuvre, cynique, violente, totalitaire et très différente du balladurisme et du chiraquisme mou.
Il rappelle ce que tout marxiste a appris mais qui est dû à Adam Smith dans son  Essai sur la richesse des nations : ce ne sont pas les riches qui créent la richesse, peu d'entre eux sont de vrais entrepreneurs, c'est le travail humain !
Il démontre que l'Europe actuelle va à sa perte, vaste marché qui se délite, sans âme et sans conscience, menés par des dirigeants sans courage ou dépassés, voire complices ou aveuglés par leur idéologie ultralibérale.

Côté points faibles, une minute sur le socialisme qui serait actuel, mais douze minutes sur le thème "l'écologie c'est nous" qui laisse ébahi son public. On entend un grand silence au lieu des applaudissements précédents... Les écologistes, ceux qui travaillent depuis plus de trente ans pour montrer les liens entre tous les aspects de la réalité, ne sont que des naturalistes ! Sic !
Problème : quand on est écologiste, on ne dit pas "changer d'Europe", on dit "changer l'Europe" car on n'oublie pas le socle géologique et géographique, qui lui n'est pas changeable de façon majeure. Voilà une différence d'une lettre qui trahit le faux message et traduit le vrai, à savoir "seuls l'économique et le social sont importants" en oubliant l'environnement, ce socle de toute vie humaine possible. 
La vieille aspiration révolutionnaire, à l'ancienne et émouvante, est là qui transpire dans l'affiche et son logo : une étoile (guévariste ou maoïste) et un drapeau à deux couleurs, rouge clair en haut, brun rouge en bas, qui s'il était remplacé par du bleu nuit deviendrait exactement celui du FNL vietnamien que nous avons tant arboré dans les rues du Quartier Latin il y a longtemps !  Souvenirs, souvenirs...

Plus grave, l'appel au débat a été sans cesse proclamé, mais on nous avait prévenu dès le départ qu'il n'y aurait pas de débat. Vieux reste de ce qu'il faut bien appeler du stalinisme, dont le PCF ne s'est jamais totalement débarassé... empêchant sa mutation.
Dénonciation brillante du productivisme par l'orateur, récupération habile de la belle formule des décroissants "qualité des liens vaut mieux que quantité des biens", appel au jeune Marx sur l'émancipation des travailleurs, la vie bonne et pas le avoir plus ; mais qu'en pensent les communistes ?
Enfin, pas un mot sur le nucléaire et sa pesante mise en danger du monde, rien sur les rapports Nord Sud et la dette énorme que nous avons à leur égard...

Un entre deux chaises aux ambiguités multiples, un patchwork peu solide. La vie tranchera. Ce n'est qu'un début, continuons le débat.

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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /2009 09:49

Lundi 18 mai, Cognac - UIA. Conférence sur les nanotechnologies.Un universitaire informaticien de haut niveau, et membre du comité d'éthique de la MGEN. Cela promet une attitude de prudence et de précaution vis-à-vis des nouvelles inventions humaines.

Rien de tout cela ou presque...
Pour les précautions, il suffit de "faire confiance à l'Homme" (le même discours simpliste que dans la vieille gauche), rien sur les règlementations à construire, les études d'impact sanitaire et environnemental et le temps nécessaire pour évaluer.

Heureusement que sur Google le matin, les articles trouvés étaient beaucoup plus divers et critiques pour certains, même ceux du Figaro. Celui du CNRS était assez pusillanime mais un encadré de J.P Dupuy très alerteur.
Insulte en passant aux témoins de Jéovah qui prédisent l'Apocalypse, alors qu'ils l'ont toujours fait bien avant les nanotechnologies ; et façon très pernicieuse d'assimiler aux témoins de Jéovah toutes les critiques radicales.

Rien évidemment sur le développement durable et sur la fin des ressources minérales : il a montré des courbes de croissances des ressources minérales qui ne faisaient que monter !
Jamais les mots démocratie et contrôle citoyen, orientations démocratiquement choisies de la recherche... "Oui nous avons quelques commissions d'éthique mais en interne à Veolia, au CNRS, aux entreprises" et surtout pas un débat citoyen et le principe de précaution. Ne pas se faire dépasser par les USA justifie tout ?

Pour la morale, oui elle est supérieure à la science (en réponse à une question) mais elle varie avec les pays, ici on mange du chien et pas chez nous ; alors il faut s'adapter tant bien que mal !
Il ne cite pas la Charte universelle des droits de l'homme de l'ONU de 1948. Inculture épistémologique feinte ou réelle ? Dans les deux cas, cela fait peur ! Ce productivisme qui ressasse le miracle scientiste du début du 20è siècle ne mérite pas d'autre leader que Sarkozy ! La science peut tout et tout est bon. On dirait du Attali. Einstein a dit à la fin de sa vie : "si j'avais su, je me serai fait plombier".  Le conférencier a oublié de dire que les "savants" les plus fous théorisent ce mélange merveilleux de la machine et de l'homme avec des micropuces greffées partout pour le suivre, sous le nom de transhumanisme. Sic ! Alertez les bébés !

Les trois questions des participants étaient toutes critiques, dont une sur le devenir dans le corps humain des objets nanométriques pas du tout abordé et qui a reçu une réponse très floue.

Le summum de la pensée scientiste a été sa définition de la vie : un programme codé dans l'ADN. Dès qu'on aura le code, on améliore la vie, l'homme, les organes...  Rien sur le rôle du contexte et les interactions nombreuses et méconnues entre tous les éléments du vivant, la notion d'organisation, etc.. Alors que la vie est d'abord un mystère, puis ensuite un système de systèmes de systèmes dont nous ne connaissons que peu de choses, mais nous sommes tellement orgueilleux !
Nous étions à mille lleues de la complexité du monde et d'une pensée qui la respecte, c'était la vision du garagiste appliquée à l'être humain. Les lendemains des nanotechnologies risquent de ne pas chanter.

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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /2009 14:41

Les déboires du père Patrick Braud, curé d'Angoulême, qui fut ordonné prêtre à Cognac il y a vingt ans, et qui fait la une de Sud-Ouest ce jeudi 3 juillet 2009 appellent quelques réflexions fortes et des questions redoutables :

- était-il correct et non indécent de le mettre à la une du journal alors qu'il n'est que présumé coupable ?
- et "coupable" présumé d'attouchements, rebaptisées agressions dans le titre de l'article et non de viol ?
- pourquoi les trois jeunes filles concernées ne protestent-elles que dix ans plus tard ? Soit à 25 ans et plus...
- comment se sont-elles concertées ? qui a entraîné qui ?
- y a t il eu un besoin de réparation psychologique ? une volonté de vengeance ? ou autre chose ?

Soyons lucides, quinze ans, c'est l'âge des attouchements, c'est-à-dire le mot employé par la presse. Il ne s'agit pas de viol et à quinze ans on est en âge d'exprimer son consentement ou son refus !
Quand à l'âge, il est celui de la majorité ou du mariage dans d'autres pays de la planète.

Décidément l'église catholique reste enfermée dans une pensée binaire avec ses dogmatismes et ses méfaits sur ce prêtre notamment : elle exige toujours de choisir entre l'amour de son Dieu et l'amour humain ! La plupart des autres religions ont adopté le contraire : on peut vouer sa vie à sa foi religieuse ET avoir une compagne ou un compagnon !

Ce dogme venu de l'Eglise catholique, et non du Christ et des premiers chrétiens, continue de faire des ravages. C'est pour échapper à cette interdiction binaire injustifiable que beaucoup des catholiques d'aujourd'hui se comportent en fait comme des protestants, oubliant peu à peu l'écran rigide et réactionnaire, qui les sépare de Dieu c'est-à-dire de leur conscience.

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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 00:04

La Carte intitulée la Charente qui figure dans la brochure intitulée La Charente archéologique. Voyages au coeur du temps et en dessous Département de la Charente – Animations estivales 2009, montre comme en 2008 un véritable désert cognaçais en matière d’archéologie ! 

Elle est aussi injuste qu’affligeante. Rappelons quelques unes de nos richesses archéologiques ignorées des auteurs angoumoisins de la carte :

- 1/ à Cognac, rue de la Font d’Enfer, une coupe géologique (appelée stratotype) du coniacien, faite en 1857 par Henri Coquand , est la référence mondiale de cet étage supérieur du crétacé ; un panneau la présente (cf article de Charente Nature, février 2007).

- 2 / on a trouvé le plus fabuleux gisement de dinosaures et autres crocodiles d'il y a 140 millions d'années à Orlut chez Garandeau (Cherves) !  Hélas exposé au musée d’Angoulême, mais cela peut être indiqué sur la carte par un renvoi intelligent.

- 3 / des tanières de hyènes préhistoriques ont été trouvées en 1975 à St Sulpice de Cognac et le site réouvert en 1995 par le professeur Paolo Villa de l’Université de Bordeaux (cf Sud-Ouest, mars 1999) ; 8000 ossements ont été mis à jour dont des os de bisons.

- 4 /  il y a 4 Dolmens dans le cognaçais  : Garde-Épée, la Pierre Levée, Chateaubernard et St Fort sur le Né. Et des abris préhistoriques à Bourg Charente dans la falaise mériteraient d’être explorés en profondeur.

- 5 / la Ferme Gallo-romaine de la Haute Sarrazine avec ses cuves à vin est toujours dans zone artisanale de Montplaisir (cf la publication du Musée de Cognac en 1990).

- 6 / on a trouvé en 1982 une très grande pirogue gauloise à Boutiers St Trojan ! Elle est exposée au Musée d’Art et d’Histoire.

- 7 / On a trouvé des sépultures romaines à St André

- 8 / la Vallée de l'Antenne, si pittoresque et si riche, n'est pas indiquée ! Or elle présente beaucoup de traces préhistoriques et protohistoriques (cf le petit livre de G. Maitre Cherves qui es tu ?)). Des fouilles effectuées par Claude Antoine Burnez dans la grotte Marcel Clouet à Angelier l'ont montré dans les années 60.

- 9 / les soubassements du château de Richemont (rasé par Richard Coeur de Lion), la crypte de l’église et le petit musée adjacent constituent un site de caractère, documenté par un panneau explicatif. Il y a des visites guidées durant tout l’été.

- 10 / les tombes wisigothes de Herpes et autres objets mérovingiens sont exposées à la mairie de Courbillac (cf Les Cahiers de la mémoire n°3 édités par l’ACCM)

- 11 / l’abbaye de la Frenade à Merpins date du XIIè siècle, ses restes ont été restaurées par le CA Marpen. Il y a une magnifique abbaye à Châtres et une autre à Bassac de grande renommée qui vient de fêter ses mille ans par des animations !

- 12 / le trésor médiéval de Cherves (des émaux champ levé, hélas dispersés)  existe ! L’association ANLP lui a consacré une superbe exposition à la disposition des communes, des associations et des bibliothèques. Elle a obtenu du Metropolitan Museum de New-York et du Musée de Cluny les photos des pièces trouvées en 1896 et les a colorisées à l’ancienne.

- 13 / les châteaux de Cognac des Valois, de Bourg Charente, Bouteville enfin restauré, Barbezieux, semblent totalement disparus.

- 14 / le couvent des Récollets à Cognac et celui des Bénédictines sont aussi intéressants qu’ignorés.

- 15 / les animations de l’Espace Découverte en Pays de Cognac avec des visites guidées du vieux Cognac et des animations de nuit sont absentes.

- 16 / le circuit des pigeonniers anciens de la Communauté de communes de Cognac accompagné par ANLP dans le cadre de l’opération 100% Chlorophylle est oublié. Les plus anciens pigeonniers sont du 16è siècle et de haut justicier.

- 17 / et je ne cite pas les églises romanes si nombreuses auxquelles le Pays a consacré une excellente brochure.

- 18 / Il serait intelligent et utile de faire figurer sur la carte les deux voies romaines que sont la Via Agrippa (Saintes - Limoges) et le Chemin Boisné (Saintes - Périgueux), pour rendre cette carte encore plus attractive ... et révéler l’énorme importance de Saintes à l’époque romaine. La carte de la Vallée de l'Antenne d’ANLP le montre bien.

Fraternité utile à tous

Cette carte partielle et partiale révèle un mépris absolu pour le cognaçais réduit à un de ses musées et à Château Chesnel. Elle aurait du s’intituler modestement et honnêtement La Charente des animations du Conseil Général.

Mais comme celui-ci est encore un service public en principe au service du public, il aurait été intelligent pour le touriste et fraternel pour les collègues fonctionnaires eux aussi des CdC de Cognac, Jarnac et Segonzac (Les Nuits jaunes d’or...) de leur consacrer au moins un encadré en fin de brochure.  Un clin d’oeil pour dire : nous savons que vous aussi vous faites des choses.

L’éditorial du président Boutant parle du Département, faisant un amalgame fréquent entre géographie et politique. Le département géographique est plus global que le Département politique.

Le Tout et la partie

Ou le Conseil Général n’est qu’une partie, qu’un des acteurs du département parmi d’autres et il produit ses seules cartes mais correctement légendées, ou bien il représente par l’élection démocratique le Tout de la Charente et il ne peut pas valoriser uniquement ses seules actions, comme le ferait une vulgaire multinationale ! 

La notion de service public a des exigences radicales, il ne suffit pas de le dire, il faut le prouver. Notamment par le respect de la pluralité des actions publiques et d’intérêt général.

 
Ultime suggestion aux pouvoirs publics : travailler plus en concertation avec les associations.

 

 

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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 08:42
Le pouvoir actuel a beau tenir des discours sur la Constitution qui aurait évolué vers plus de démocratie et de pouvoir pour les citoyens/nes, la réalité est toute autre.
_ Ce sont les citoyens eux-mêmes et leurs associations, leurs syndicats, des partis politiques qui organisent en ce moment, de lundi à samedi, une grande "votation" pour dire si la Poste doit être ou non privatisée.
Les dirigeants de la classe politique de ce pays n'ont jamais été de grands adeptes de la consultation fréquente des citoyens comme en Suisse. C'est pourtant un moyen complémentaire de savoir ce que veulent les gens.
_ Il est plus facile de commander et d'orienter des sondages... vers la cote de popularité de tel ou telle.
_ Cette exigence croissante de démocratie doit servir d'enseignement à tous ceux et celles qui aspirent à prendre la relève d'un pouvoir autoritaire, comme l'est celui de la droite en France, et à changer les comportements alors que tant de défis majeurs nous attendent. 
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 13:41
Comme le disait un philosophe récemment dans Libération, il y a identité individuelle et identités collectives. L'identité individuelle, chacun s'en débrouille comme il peut malgré les homonymies, les psys sont là pour nous aider quand c'est nécessaire. Quant aux identités collectives, c'est beaucoup plus complexe : il n'y en a jamais une seule et unique.
_ Les saintongeais ont leur Académie, les français la leur quai Conti et Jean Monnet se voulait avant tout européen ; il se disait même citoyen du monde... Toujours aussi visionnaire.
_ Alors l'identité française ? Celle de Clovis et ses francs conquérant l'Ile de France, la terre gallo-romaine de Siagrius et imposant largement de nouvelles moeurs ? Que reste-t-il des gaulois et des romains ? Beaucoup plus qu'on ne l'imagine...

Si on remonte moins loin dans le temps, l'identité que j'ai reçue en naissant par hasard dans ce pays et en la transmettant à mes deux fils, quelle est-elle ?
_ Est-ce celle des sans culottes à Valmy contre des émigrés cupides, celle des droits de l'homme instaurés par les révolutionnaires de 1789, celle de l'école laïque gratuite et obligatoire instaurée par la Commune de Paris en mai 1871, bien avant la IIIème république ? Celle des courageux calaisiens qui accueillent aujourd'hui des jeunes venus du monde entier en respectant leur dignité d'êtres humains ?

Ou celle de l'Etat FRANCAIS revalorisant la francisque, chassant les juifs de leur fonction en 1940, d'un Etat républicain envoyant les tirailleurs sénégalais devenir de la chair à canon en 14-18 et en 43-44 sans leur donner le droite de vote, refusant aux femmes le droit de vote jusqu'en 1946, guillotinant une avorteuse en 1942 et perpétuant la loi de 1920 jusqu'à 1975 ? Chassant aujourd'hui des afghans menacés dans leur pays et tant d'autres cas dont j'ai honte ?

_ J'ai fait partie de ceux et celles qui ont bravé la loi dès 1973 en pratiquant des avortements illégaux et non clandestins avec le MLAC et notre action à plus de 30 000 a fait changer la loi avec le coup de pouce de la courageuse Simone Weil.
_ J'ai renvoyé mon livret militaire en 1976 pour me désolidariser d'une armée qui voulait chasser de leurs terres les paysans du Larzac pour en faire un camp d'entraînement aux saveurs africaines très coloniales.
_ Et j'en suis fier. Mon identité s'est construite dans ces engagements. Je n'ai nul besoin de l'arriviste Monsieur Besson pour me la définir. N'oublions jamais que De Gaulle traitait Jean Monnet d'apatride ! Et que le culte du national mène au nationalisme.

Mais rassurez-vous, quand je regarde un match de foot, épreuve ludique et symbolique non violente, je me sens de ce peuple que je n'ai pas choisi, mais avec lequel s'est construit une étrange réciprocité. Ce qui n'en exclut aucun autre.
Par sébcf - Publié dans : indignation
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