Lundi 23 février 2009
La Birmanie dictature abominable et la répression effrayante du peuple Karen, Total y a des contrats juteux... avec l'absolution d'un certain Dr Kouchner ?
L'Erika bateau pourri qui a abimé toute la côte atlantique, Total en faisait son beurre !
AZF à Toulouse et les consignes de sécurité sans doute comprimées par un service maximal aux actionnaires, Total dirigeait ça de main de maitre.
La Gaudeloupe et les prix exorbitants de la Sara qui asphyxient les populations d'une façon éhontée, Total en fait son beurre !

Il est plus que temps de détruire ce type d'entreprise probablement corruptrice et sans doute corrompue, plus puissante par son budget que bien des Etats de la planète. De la couper en morceaux distincts. Et de ne plus tolérer d'entreprises aussi grosses et sans contrôle. Et d'y associer les salariés, les consommateurs, les élus locaux : concevoir les entreprises du futur avec des parties associées et non plus le Total opaque !

Démocraties ou multinationales, l'heure du choix est venue. pour les citoyens et aussi pour les gouvernants... courageux. Yes we can !
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Jeudi 12 février 2009

Salle comble hier soir au Pathé, plus de 300 personnes. La mobilisation de Catherine C. mère de famille a payé, nos enfants ne nous accuseront pas. Jean-Paul Jaud en personne est là pour présenter son film (voir mon blog du 9 décembre 2008 sur la méthode Barjac). Les questions fusent.

Des agriculteurs bio et des conventionnels, des gens de gauche et de droite, des écologistes et des consommateurs soucieux de leur santé, la Biocoop, l'AMAP mais aussi des représentants de petits magasins bio indépendants, le peuple de France... du cognaçais. Un paysagiste raconte comment en 4 ans d'étude il n'a pas eu une heure d'information sur la vie microbienne du sol et l'intérêt des soi-disant "mauvaises herbes", soit une véritable approche écologique du jardin, alors que 7 millions de français jardinent et sont de grands pollueurs sans le savoir... ou sans mesurer les conséquences de leurs gestes, sur leur santé et leur feuille d'impôts !
Le débat a duré très tard dans la salle puis à la buvette jusqu'à une heure du matin. J.P Jaud nous a appris que le film provoque un raz de marée (positif) dans toutes les petites villes et en milieu rural. Plus de 120 000 personnes ont déjà vu le film et en parlent autour d'eux. Des perspectives se dessinent de nouvelles présentations en Sud-Charente, à Saintes, etc.

Une association de parents et de citoyens pour l'alimentation bio dans les cantines scolaires va se lancer dans le cognaçais, déjà forte d'une centaine de signatures. Le WWF,une grande organisation mondiale (ONG) pour la biodiversité et le respect du vivant, lance un appel du 18 juin 2009 pour que tous les parents de France aillent ce jour là au sortir de l'école, avec leurs enfants, rencontrer leurs élus et exiger l'introduction - qui peut être progressive - d'une alimentation non toxique dans les cantines scolaires de leur commune.

Lors de la première du film à Paris le 5 novembre 2008, J.P Jaud a fait venir Paul François ce céréalier du Nord-CHarente empoisonné gravement par un pesticide de Monsanto et qui a du mener 4 ans de bataille contre eux (et la MSA !) pour faire reconnaître son "gazage" en tant que maladie professionnelle (Sud-Ouest du 4/11/8).
Autre bonne nouvelle, la commune de Le Thor près d'Avignon s'est vu reconnaître le droit pour une commune de se déclarer sans OGM pour protéger la santé de ses habitants, contre la volonté du préfet qui a défendu des intérêts privés et dangereux plutôt que la santé publique ! Rappelons que les OGM sont des éponges à pesticides et qu'ils sont faits pour pouvoir en mettre encore plus sur les plantes... Honte au représentant de l'Etat et bravo pour les élus locaux. Le maire est un fils de paysan...(http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50156). Une jurisprudence favorable va se faire.

L'heure des choix a sonné pour chacun et pour les représentants du peuple : santé publique, lutte contre l'effet de serre, qualité de la vie, soutien aux producteurs locaux et aide à leur reconversion, non dépendance aux multinationales cupides. Nos enfants ne nous accuseront pas, leur santé est plus précieuse que tout. Tous ensemble, nous avançons.

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Vendredi 6 février 2009

Cinéma Pathé jeudi 5 février, 21h,  le film de Jean-Michel Carré "j'ai (très) mal à mon travail" est présenté par son fils Basile co-réalisateur. Cent personnes dont le maire.
Un film fort, émouvant, poignant comme l'importance du travail pour chacun-e de nous. Quelques reproches pourtant : il prend souvent la partie pour le tout et ce de plusieurs façons.
. 1 - Le travail y est confondu avec l'emploi, alors que la revalorisation du travail passe par le fait de savoir distinguer travail et emploi pour mieux les conjuguer. J'en ai fait un livre à usage pédagogique, tant cette distinction est claire dans le secteur pionnier et trop peu connu de l'IAE (insertion par le travail) mais inconnue ailleurs. Edgar Morin l'a résumée de façon magistrale au Congrès de SOS Amitié à Poitiers en 1993 : "l'emploi (et l'employeur) peut étoffer le travail (et le travailleur), comme il peut l'étouffer ! "  Le travail est un contenu et l'emploi un contenant mais seulement un de ses contenants, bien sûr le plus important depuis quelques siècles...
D'autres contenants existent qui peuvent compenser des effets nocifs de l'emploi sur le travail... ou en être à leur tour affectés ; comme la vie quotidienne (s'entretenir), la famille (l'éducation est un vrai travail), la formation (apprendre est un travail), l'engagement bénévole pour une cause, encore un autre de ces contenants, tellement motivant car permettant un travail choisi.
Soigner quand on est médecin ou infirmière est un travail, le cadre dans le quel on le fait en est le contenant qui va influer sur la qualité de ce travail, mais n'est pas ce travail... En libéral ? Salarié ? Bénévole ? Fonctionnaire ? Une véritable écologie du travail humain appelle une qualité de l'emploi et une qualité du milieu de vie !

. 2 - Les entreprises citées sont toutes de très grandes entreprises, Dassault, Carrefour, IBM (le CAC 40) qui pressurent au maximum leurs travailleurs par et dans l'emploi, pour des actionnaires aussi cupides que cachés. Ca n'est que 40% du salariat privé et il existe beaucoup d'autres situations de travail (économie sociale, associations, artisans, PME) où les dirigeants tentent honnêtement d'exercer ce que Mary Parker Follet appelait dès 1910 un management respectueux. Elle dénonçait Taylor et sa vision déshumanisante, elle affirmait et montrait que les ouvriers étaient les mieux placés pour définir l'organisation du travail ! Une vision révolutionnaire (et féminine) que l'on redécouvre aujourd'hui.

3 - Le point de vue d'un ergonome aurait pu équilibrer celui du politologue enflammé, ignorant Mary Parker Follett, qui jugeait à charge les seuls "grands comptes", si influents en France ; car si proches de l'Etat et dirigés souvent par les mêmes hommes ! Comme si toutes les autres types d'entreprises n'existaient pas. Ne nous étonnons pas qu'avec cette culture jacobine et du centre hypertrophié, le tissu de PME soit beaucoup plus faible en France qu'en Allemagne ou en Italie.

Le film montre bien que la machine folle qui broie les humains maltraités au dedans comme les humains jetés au dehors est le productivisme fou, enfant naturel du capitalisme financier et destructeur de la planète. Celui là même qui vient de révéler au monde sa vanité, sa nocivité, sa cupidité et sa pulsion de mort fondatrice.  Il manque juste à ce film quelques propositions concrètes, le seul sourire de Christophe Dejours disant qu'elles existent déséquilibre fortement ce document, laissant un sentiment d'impuissance dommageable.

Pourquoi pas la limitation du pouvoir des actionnaires par un collège équivalent de salariés dans toute entreprise de plus de 50 personnes, pour faire vivre le principe de légitimité plurielle ? Chacun a le droit de cité, mais nul ne peut se prendre à lui tout seul pour la cité, pas plus le Medef que la CGT !
Ou encore, la fin de l'interim et son remplacement par des Groupements d'Employeurs de Territoire (pays, agglomération) multisectoriels (donc multiconventions collectives) pour accompagner des parcours professionnels enfin sécurisés ? Ce système marche et se répand déjà dans toute l'Europe. Une formule simple et si nécessaire : sécurité garantie de l'emploi contre mobilité du travail.
Enfin conjuguer avec précaution et intelligence le "travailler plus pour gagner plus" si individualiste et parfois légitime avec le "travailler mieux - et souvent moins - pour travailler tous" , pour plus de fraternité sociale et de bien-être partagé.

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Samedi 24 janvier 2009
Mardi 20 janvier, midi à Washington (USA).
Beau temps. On voit à peine q'il fait froid tant les gens présents ont l'air heureux. Quatre millions de sourire ! 

Je viens de finir Dreams of my father - quel style, un véritable écrivain est né - et je lis L'Audace d'espérer : ce nouveau président des USA ouvre peut-être enfin le chemin d'une civilisation-monde, régie par des valeurs qui veulent et qui peuvent faire grandir l'humanité. Notre Terre-patrie !
Barack Hussein Obama a tant d'attaches avec trois continents, tant d'amis de différentes conditions, tant de liens avec les gens "d'en bas" qu'il a aidés durant ses trois années d'organisateur de communautés dans les banlieues pauvres de Chicago, et avec ceux "d'en haut" qu'il fréquente depuis de longues années surtout depuis son élection au Sénat à Washington en 2005. Sa vision est large, je pense inévitablement à celle de Jean Monnet au parcours si différent.

"L'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité..."  Des mots essentiels enfin dans la bouche d'un des grands dirigeants de notre planète !
Il croit à la coopération possible entre les humains, malgré les profondes divergences d'intérêt, dès lors que l'on se réfère aux valeurs fondatrices qui aident à trancher après avoir écouté chacun, et délibéré longuement. Encore une analogie avec notre cognaçais le plus célèbre.

Ses premiers actes sont encourageants. Souhaitons lui une immense baracka, cette chance sans laquelle il n'est pas de grande réussite. Tous les humains qui ne sont drogués ni au pouvoir ni à l'argent en ont tellement besoin de cette civilisation-monde !
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Mardi 13 janvier 2009

Aux récents voeux du maire d'une ville, auxquels j'ai assisté, l'adjoint à la vie associa-tive et le maire, ont cité les secteurs de l'action associative, le sport, le social, la culture, les loisirs... et jamais l'environnement !
Il est vrai que c'est le secteur le plus récent du monde associatif, mais il a quand même plus de quarante ans en France et au moins trente ans dans la commune en question. Cet oubli révèle surtout que l'environnement c'est extérieur à nous, ça n'est pas "naturel" d'y penser, c'est-à-dire en réalité que ça n'est pas culturel... pour nous du moins. Nous ne sommes pas la nature mais la culture ! Que de mauvais livres sur ce sujet dont le dernier de Luc Ferry contre les écologistes... Et nous appelons naturel tout ce qui relève de nos automatismes de pensée, en croyant que c'est la seule possible.

Cette séparation, catastrophique autant que cartésienne, est à l'origine de bien des malheurs contemporains, l'exploitation folle de la nature, sa destruction en plein essor, les activités chimiques de synthèse comme un nec plus ultra du progrès,etc.
En un mot si l'environnement n'est qu'un extérieur oubliable, moi l'être humain je suis Dieu (et on écrit l'Homme dans ses discours) et je commande l'environnement, je le maitrise et même pour les plus scientistes, j'aurai bientôt fini par terminer les lois de la physique et résolu enfin la grande équation qui relie les 4 forces fondamentales...

Déjà en 1673, Pascal écrivait dans ses Pensées : "toutes choses étant reliées et reliantes, aidées et aidantes, je tiens pour impossible de connaitre les parties sans connaître le tout et de connaître le tout sans connaître les parties..."  Il s'agit bien de distinguer pour relier, comme le fait la pensée complexe aujourd'hui.
Quand donc les militants de la gauche comprendront-ils que :
- nous sommes toujours dans un environnement, il n' y a pas d'extérieur possible
- que cet environnement est en nous : bactéries, microbes, air, eau, nourriture
- que cet environnement a de profonds et terribles impacts sur nous, socialement différenciés
- que nous faisons partie de cet environnement  et que nous sommes autant de nature - notre animalité de mammifère - que de culture avec et par le langage, l'imagination et hélas la folie de l'homo sapiens demens comme le dit Edgar Morin ? 

L'environnement est le socle matériel qui rend possible toute vie sur la planète, ou la détruit ! Comme le dit le grand architecte Yona Friedman : "si nous ne conservons pas la nature, la nature ne nous conservera pas."
Chers camarades de la gauche (voire de la droite), pouvez-vous intégrer cette dimension globale à vos actions et donc à vos automatismes de pensée ?  Cela ne nuira pas, bien au contraire, à nos combats communs pour plus de solidarité sociale, de démocratie concrète et de dignité pour les humains et les peuples de notre petite Terre-Patrie.

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Mardi 9 décembre 2008

Vous prenez les ingrédients suivants :
- vous pratiquez (ou vous soutenez) une agriculture naturelle, à l'ancienne, avec des "outils modernes" comme les insectes pour attaquer les parasites des cultures (cocinelle, micro-guêpe, etc.) ; on appelle ça une agriculture biologique ou biodynamique ou paysanne ou durable, etc.
- vous craignez le cancer qui a déjà touché vos proches ou vous-même, vous chassez systématiquement tous les pesticides dans vos cultures et le Round up dans vos jardins
- vous mobilisez vos élus locaux sur ce terrible problème de santé publique : + 93% des cancers en 25 ans dont 70% pour des causes environnementales. Et si peu de prévention...
- si vos élus font le mort ou ne bougent pas par inconscience ou manque de courage, vous en changez à la première occasion. Il nous faut des élus qui savent pratiquer le "on se dit nos désaccords... en toute amitié" et qui affirment en le prouvant que "c'est pas au comptable de choisir la politique de la commune" !
- vous ajoutez une forte dose de bons cuistos. Des cuisiniers qui retrouvent le goût de leur métier - cuisiner - et rendre heureux des enfants et des adultes par la nourriture, qui sont revalorisés par leur savoir-faire, leurs idées, leurs découvertes ; qui (re)deviennent le centre de nos préoccupations communes : des instituteurs du savoir se nourrir...
- et vous tournez le tout avec une bonne sauce de lucidité, de confiance, de joie de vivre ensemble et de fêtes locales. On appelle ça la sauce Jean-Paul Jaud et ça marche. Allez voir le petit village gaulois de Barjac.

Tant pis pour les chimistes (j'en étais un) qui nous empoisonnent depuis trente ans par cupidité et l'Etat français qui est complice.
Ne les laissons plus remplacer les paysans par des molécules de synthèse !

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Vendredi 5 décembre 2008

Et moi aussi, et vous aussi, nous sommes tous des merveilles créées par la Nature...
"Je suis le représentant local du cosmos, quel bonheur ! " C'est par ces mots qu'Albert Jacquard a clôturé sa conférence hier soir 4 décembre dans une Salamandre bourrée à craquer, des auditeurs assis par terre dans toutes les travées.

Mieux que sauver la Terre qui tournera sans nous, sauver l'humanité aux bords du gouffre. Le projet est clair et immense. Oubliant la part maudite, la part folle de l'être humain, son côté homo sapiens demens (Auschwitz, Hiroshima) comme le dit Edgar Morin cité par un des questionneurs, Albert Jacquard nous entraîne dans une philosophie joyeuse du respect absolu de l'autre comme seule limite à ma liberté. Dans ce 21è siècle prodigieux qu'il repeint aux couleurs du bonheur pour chacun, l'école devient le lieu où l'on apprend avant tout l'art de la rencontre !

"Où chacun-e s'émerveille de tout ce que l'humanité lui a léguée, de tout ce qu'il doit aux autres". On pense à l'obuntu des zoulous, comme dans In my country de John Bormann.
C'est moi, c'est toi  c'est vous, c'est nous qui avons peint le plafond de la Chapelle Sixtine, écrit La petite musique de nuit, la 9è Symphonie !

Dans ce monde régénéré de la rencontre et du respect, l'appropriation des biens géologiques disparait ; le pétrole, l'eau, les ressources sont à tout le monde : il s'agit de désaproprier les grandes richesses, Proudhon semble revenu et l'énergie nucléaire, militaire comme civile, est un piège suprême et suicidaire qu'il faut abandonner. Un système sanitaire mondial peut se faire tout de suite car nous avons tous les mêmes ennemis communs, bactéries et virus divers...

Une soirée placée sous le signe de l'hologramme, la partie contient le tout. Montaigne ne disait-il pas déjà : "je tiens pour vrai que tout homme contient  àl ui tout seul toute l'humaine condition ? "  Comme chacune de mes cellules !
Croire aux utopies est le seul moyen de les réaliser.
Oui vraiment je suis une merveille, et ça fait du bien. Merci Albert Jacquard !

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Samedi 29 novembre 2008

Vive la littérature française... ! "

 

Que peut-il ? Tout.

Qu'a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie

eût changé la face de la France , de l'Europe peut-être.

 

Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire.

Dieu sait pourtant que le Président se démène :

il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant

créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est

le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère

est un carriériste avantageux.

Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui

brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent,

l'agio, la banque, la Bourse , le coffre-fort. Il a des caprices, il faut

qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit

et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est

impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y

ajoutera le cynisme car, la France , il la foule aux pieds, lui rit au

nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui

du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".

 

Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit "

Réédité chez Actes Sud

 

Vous pensiez à qui ?... > > > > > > > >

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Samedi 25 octobre 2008

Nous vivons des moments très difficiles pour Cognac et les cognaçais.
Non seulement une crise économique de grande ampleur s'engage dans la plupart des pays, amplifiant la crise climatique, mais notre ville est frappée de suppression systématique de toutes ses institutions publiques par les gouvernements au pouvoir depuis 2002.
Un capitalisme financier féroce et cupide vient en rajouter comme le montre les licenciements odieux chez Raynal Pélisson. La liste est longue et connue des départs publics et privés, les batiments se vident, les friches se multiplient.

Face à cette situation de grande urgence, les cognaçais doivent retrouver les réflexes et les méthodes du plus illustre de leurs contemporains récents, Jean Monnet. Il faut s'unir et coopérer.
Toutes tendances confondues, syndicalistes et entrepreneurs, CCI et Mairie, Communauté de communes (CdC) et Pays, gauche et droite, centre et écologistes et tous les gens de bonne volonté, société politique des élus et société civile des associations, commerçants, artisans, entrepreneurs,... Rebondir ensemble !
Et ne plus chercher à tout faire tout seul dans son coin avec de si faibles résultats. Comme le vide de participants de la réunion du lundi 20 octobre sur l'épargne locale et la finance solidaire où aucun réseau qui s'intéresse à ces questions et en a une expérience petite ou grande, n'avait été invité par la CdC !

Deux mesures fortes deviennent indispensables :
- un diagnostic complet et transversal du territoire (Cognac et la CdC) construit ensemble et partagé avec tous les acteurs intéressés : où en sommes -nous ? Quels sont nos points forts ? Nos points faibles ?
- un travail de prospective en commun : quel Cognac durable voulons-nous imaginer puis construire pour 2020 ?

Les idées sont nombreuses, les énergies et les talents sont là, il nous manque la confiance en nous, et surtout l'action commune comme l'appelait Jean Monnet. Il ajoutait : "quand vous réunissez des hommes d’origine diverse, que vous les mettez en face du même problème et les chargez de le résoudre, ce ne sont plus les mêmes hommes... "
Face à des problèmes nouveaux, les hommes peuvent se rapprocher. Seule l'union est féconde.

- Publié dans : urgences
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Lundi 4 août 2008

Nadine Plantevigne est décédée vendredi matin. Maudit cancer.
Je ne pensais pas qu'un jour j'écrirai ces mots terribles sur mon ordinateur. Elle n'aura pas eu le moindre moment de répit pour profiter d'une retraite tant méritée. La maladie nous l'a enlevée à une vitesse et avec une progression terrifiante, les nuages semblaient toujours plus noirs.

Mais Nadine vivra toujours dans nos coeurs. Nous n'oublierons pas son sourire un peu moqueur mais si indulgent, sa grande exigence et sa grande tolérance à la fois, une véritable éducatrice au sens fort du terme.
Son courage, sa capacité à s'impliquer personnellement et à ne pas se cacher derrière le groupe quand elle le jugeait nécessaire, Nadine était une femme forte et authentique.

Nous les cognaçais, les associatifs, les habitants de Crouin, ses amis, ses collègues, tous les anciens de Jeanne d'Arc, du Texte Libre, du Centre Soins et Santé, de l'ASERC et d'Associa, nous perdons une militante de tous les combats de notre époque. Ciao Nadine !

- Publié dans : indignation
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