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Pour obtenir des améliorations urgentes indispensables à la sécurité des habitants - un passage piéton et un ralentisseur entre les agglomérations de Cognac et d'une commune toute proche, une protection végétale le long de la route pour aller au centre bourg à Cherves sans se faire frôler par les 45 tonnes - des citoyens se mobilisent. Les élus locaux leur répondent qu'ils n'y peuvent rien, cela dépend de l'administration départementale, en l'occurrence la DDE. Ils se résignent... et trahissent ainsi les espoirs de leurs électeurs.
Quel est ce pays où c'est l'administration non élue et inamovible qui dicte sa loi aux élus et où ceux-ci doivent plier devant la règlementation, plutôt que de respecter la demande de leurs concitoyens ? Cela s'appelle le colbertisme, la "dictature" du pouvoir central et surtout de son administration pléthorique ! Rappelons qu'en France les décrets élaborés par l'administration à partir d'une loi ne sont jamais recontrôlés par les députés !!!
Cooment un Trésorier Payeur peut-il se permettre de transférer des sommes votées pour une commune par sa Communauté de Communes, vers une autre commune, en dénaturant la démocratie ? Heureusement le maire concerné veillait et a résisté.
Comment une Trésorière Payeur Général peut-elle harceler durant plusieurs années un maire du Sud-Charente "écologiste" qui voulait faire bénéficier ses administrés d'un réseau de chaleur créé pour les batiments communaux ? En lui disant avec arrogance que ça n'était pas de son ressort, ce qui est faux ! Lui aussi a résisté mais au prix de sa santé...
Nous avons un besoin urgent d'un vrai renouveau des pouvoirs locaux comme cela existe dans beaucoup d'autres pays d'Europe, Mais les français viennent d'élire un successeur de Napoléon, et cela mettra du temps.
Pour l'instant, les Francs continuent de l'emporter sur les Gaulois... nombreuses preuves à l'appui que je publierai prochainement. Le lecteur sait déjà que chez les Celtes, le statut de la femme était très avancé, le divorce existait, tandis que les Francs l'ont interdit et nous leur devons la loi salique : "les femmes ne gouvernent pas...". Courage Ségolène, on va y arriver.
Après six ans d'inactivité et de promesses non tenues, voilà que ressort dans la liste de J. Mouhot, le projet d'une passerelle en face du port et de la place de la Salle verte. Projet déjà
évoqué en réponse au très bon travail de Cognac Patrimoine en 2003, mais sans suite. Ce projet n'est pas bon car il ne correspond à aucun besoin ni projet conséquent.
La première passerelle à construire doit l'être en face des jardins de St Fiacre et du nouveau local de West Rock, là où le bac traversait autrefois la Charente. Ainsi, les jardiniers mais aussi
les habitants de Crouin et de cette partie de St Jacques pourront-ils aller en ville à pied ou en vélo, en passant par cette passerelle et sans faire le grand détour par les ponts qui sont mal
adaptés à ce type de circulation.
Appelons là la passerelle St Fiacre.
Si ensuite, comme toutes les autres listes le promettent, la passerelle St Jacques est enfin construite, désenclavant le quartier, alors les piétons jeunes et vieux, les personnes en
fauteuil et les cyclistes, retrouveront l'ancien chemin jacquaire, et la montée vers St Léger en passant par le vieux Cognac. Un merveilleux circuit de promenade pour le dimanche, les soirées
d'été, pour les cognaçais et les touristes, naîtra tout naturellement par le tour des deux passerelles et les rives réaménagées des deux côtés.
Beaucoup de villes nous envieront alors cet accès bucolique au bord du fleuve et ce circuit de détente. Urbanisme et tourisme vert se seront mariés offrant un atout de plus pour la ville de
Cognac !
Le vrai retour au fleuve...
Monsieur Michel Camdessus,
Il paraît d'après la presse sérieuse que vous êtes membre du parti socialiste. J'imagine volontiers que cela vous donne peut-être bonne conscience que d'appartenir à un parti qui lutte pour plus
de justice sociale. Quelle incohérence ! Vous vous affirmez également catholique fervent et votre visite chez le pape précédent n'était pas passé inaperçue. Une quasi-béatification, pour un
ex-directeur du Fonds Monétaire International (FMI) dont les méfaits ont ravagé la vie tant de gens de condition modeste dans de nombreux pays dits sous-développés. A tel point que votre
successeur, encore un français et encore un socialiste, a éprouvé le besoin de réorienter cette politique...
Sur votre lancée toujours aussi "socialiste" vous avez remis au président si peu socialiste de notre pays, le 17 décembre dernier, un rapport très audacieux. Et qui va être suivi d'effets dès
2009.
Il ne s'agit rien moins que de détourner une partie de l'argent du Livret A vers les banques aux dents longues plutôt que vers le logement social ! Le logement social est tellement peu un
problème en ce moment !
De plus violant l'interdiction du refus de vente, le ministère des finances sur votre recommandation va autoriser les dites banques à refuser les clients les plus pauvres. On
croit rêver...
J'ai l'honneur de vous dire, Monsieur, que vous êtes en fait plus réactionnaire que Louis XVIII qui a instauré le livret A en 1818 et que si par quelque hasard le citoyen d'en bas que je
suis, vous rencontrait, je ne vous serrerai pas la main !
Alain Caillé dirige la revue du MAUSS : il écrit cette phrase : "quand on partage le goût de l'argent et le gôut du secret qui sont les valeurs de la mafia, on finit par ressembler à la
mafia..." Elle s'applique à tant de multinationales. Quant à vous...
Fabrice Nicolino nous dit dans son dernier livre La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants sorti en octobre 2007 : « Dans les pays pauvres, 75 % du revenu des
habitants est consacré à l'alimentation. Si le prix de l'alimentation double, c'est la catastrophe, ils n'ont pas d'échappatoire. » Un livre paru avant que l'on ne commence à parler de lien entre
crise alimentaire et les biocarburants.
Le point de départ a été une interrogation personnelle et morale. Selon les chiffres de l’ONU, il y a 850 millions d'affamés chroniques dans le monde, et nous, nous utilisons les céréales pour
faire rouler nos voitures. « Dans de nombreux pays, on a une surproduction de céréales. On a, alors, relancé une vieille idée de la fin du XIXe siècle : les utiliser pour faire rouler les
voitures.
À cette époque, cela n'avait pas été retenu, car le pétrole ne coûtait rien. Aujourd'hui, on ressort cette idée. Sur la base d'études très discutables, poussées par des lobbies de l'agriculture
industrielle, on a commencé à raconter qu'utiliser les biocarburants était bon pour le climat, pour la qualité de l'air. En parallèle, des études pointant les effets néfastes étaient publiées
dans des revues internationales, signées de grands noms comme l'Allemand Hartmut Michel, prix Nobel de chimie. »
Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l'alimentation, dit que « la fabrication de biocarburants est aujourd'hui un crime contre l'humanité ». Le biocarburant est une
industrie criminelle. On est en fait en train d'affamer la planète, et de créer une concurrence entre les terres agricoles. Aux États-Unis, avant, le maïs servait à l'alimentation, il était en
partie exporté. Aujourd'hui, les Américains consacrent 30 % de leur production aux biocarburants, qui sont hautement subventionnés, et n'exportent quasiment plus. Cela a déclenché la montée des
prix, et la spirale de la crise alimentaire.
Dans les pays pauvres, 75 % du revenu des habitants est consacré à l'alimentation. Si le prix de l'alimentation double, c'est la catastrophe, ils n'ont pas d'échappatoire. Les ‘bio’carburants
sont aussi une bombe climatique. « Prenons l'exemple de l'Indonésie, où les biocarburants sont extraits des palmiers à huile. Les terres des forêts tropicales sont brûlées, les souches des arbres
sont arrachées, les palmiers à huile peuvent alors être plantés. Cela a un effet désastreux. »
En Asie du Sud-Est, ces forêts sont aussi le dernier refuge des orangs-outangs, qui sont du coup directement menacés de disparition. Beaucoup de gens ont d'abord perçu l'arrivée des biocarburants
comme une solution face à la crise climatique. Maintenant que l'on découvre les effets néfastes, la machine est lancée, et plus personne ne sait comment l'arrêter !
En dehors des protestants pour lesquels le mot de Réforme garde une signification historique incontestablement progressiste, à savoir le désir de rénovation d'une Église catholique enrichie,
corrompue et en accointance permanente avec un pouvoir royal peu tendre pour le petit peuple, le mot de réforme est en train de prendre dans ce pays, grâce à Messieurs Balladur (1993) et Sarkozy
(2007) un sens particulièrement régressif, c'est-à-dire au sens propre réactionnaire ! Qui retourne en arrière.
Qu'il s'agisse de surpeupler les prisons, de dépénaliser les tricheries du monde économique (le gros, celui du CAC 40, pas le petit qui se fait gruger dans les tribunaux de commerce comme à
Angoulême il y a quelque temps...), de tenter de faire des lois rétroactives sur la criminalité sexuelle, de dénaturer le Code du Travail sous couvert de réorganisation, de trahir en long et en
large l'esprit du Grenelle, etc. toutes ces initiatives politiques n'ont qu'un seul but, permettre au Maire de Neuilly arrivé au Palais de l'Élysée de servir ses amis du grand patronat,
boulimique d'argent et de privilèges. Les cupides et les sordides !
Je ne suis pas sûr que cela abuse les français encore longtemps...
Ou alors des réformes bling bling !
Un certain Jean-Pierre Raffarin quand il était président de la région Poitou-Charentes était régionaliste et voulait supprimer les départements. Il n'a fait que les renforcer, au lieu de les
articuler intelligemment avec la région et de faire des économies sur le budget de l'État. Mais au jourd'hui, on va faire beaucoup mieux, le grand NS va supprimer les numéros de départements
!
Alors qu'ils jouent un rôle de rencontre entre "pays" (gens d'une même contrée) lors de leur voyage en France ou à l'étranger et sont plutôt facteurs de convivialité dans une société en train de
la perdre... Des leurres et de "la com", plutôt que de vraies réformes attendues par tous et efficaces.
Comme l'a dit son ami François Léotard qui l'a longtemps fréquenté de très près, dans un excellent petit livre d'une centaine de pages, tout cela va mal finir...
Nadine Plantevigne est décédée vendredi matin.
Maudit cancer.
Je ne pensais pas qu'un jour j'écrirai ces mots terribles sur mon ordinateur. Elle n'aura pas eu le moindre moment de répit pour profiter d'une retraite tant méritée. La maladie nous l'a
enlevée à une vitesse et avec une progression terrifiante, les nuages semblaient toujours plus noirs.
Mais Nadine vivra toujours dans nos coeurs. Nous n'oublierons pas son sourire un peu moqueur mais si indulgent, sa grande exigence et sa grande tolérance à la fois, une véritable éducatrice
au sens fort du terme.
Son courage, sa capacité à s'impliquer personnellement et à ne pas se cacher derrière le groupe quand elle le jugeait nécessaire, Nadine était une femme forte et authentique.
Nous les cognaçais, les associatifs, les habitants de Crouin, ses amis, ses collègues, tous les anciens de Jeanne d'Arc, du Texte Libre, du Centre Soins et Santé, de l'ASERC et d'Associa, nous
perdons une militante de tous les combats de notre époque. Ciao Nadine !