coup de coeur

Samedi 26 juillet 2008 6 26 /07 /2008 10:18

Toute une génération charentaise était là. Les "babyboomers" et leurs cheveux gris. Que de visages connus ou reconnus. Pour la grande, l'immense "folksonger" Joan Baez, idole de toute une génération qui s'est éveillée à la politique dans les années 60, pour le Vietnam, la cause des noirs aux USA, la paix et le "flower people".

La voie est toujours pure, la guitare et la manière quasiment divines, l'hommage à Woody Guthrie rappellent que ça n'est pas de la variété mais de la grande musique populaire aussi belle que militante...

Et pour éviter la nostalgie avant les grands classiques (Angelina, Imagine, Blow in the wind,...), plein son sur le temps présent avec l'hommage à Ingrid Betancourt par la chanson de Renaud, et la violence éternelle de Manhattan Kaboul. A capella ou en duo avec son guitariste et toujours aussi enchanteresse.

Comment ne pas finir tous en chantant pour Nicolas and Barth ? Il ne manquait que We shall overcome... cette prophétie (ou ce rêve) elle aussi éternelle et que l'Obamania déferlante même en Europe réactive jusqu'en novembre de cette année 2008.

Une très grande dame fêtait ses cinquante ans de vie artistique dans une soirée exceptionnelle, mais un horaire un peu bousculé par les suivants. Dommage ! Nous serions restés la nuit entière à écouter Joan Baez à plus de cinq mille dans la nuit d'été... épargnée par la pluie.

Bravo à Blues Passion !

Publié dans : coup de coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /2008 08:16

Et moi aussi, et vous aussi, nous sommes tous des merveilles créées par la Nature...
"Je suis le représentant local du cosmos, quel bonheur ! " C'est par ces mots qu'Albert Jacquard a clôturé sa conférence hier soir 4 décembre dans une Salamandre bourrée à craquer, des auditeurs assis par terre dans toutes les travées.

Mieux que sauver la Terre qui tournera sans nous, sauver l'humanité aux bords du gouffre. Le projet est clair et immense. Oubliant la part maudite, la part folle de l'être humain, son côté homo sapiens demens (Auschwitz, Hiroshima) comme le dit Edgar Morin cité par un des questionneurs, Albert Jacquard nous entraîne dans une philosophie joyeuse du respect absolu de l'autre comme seule limite à ma liberté. Dans ce 21è siècle prodigieux qu'il repeint aux couleurs du bonheur pour chacun, l'école devient le lieu où l'on apprend avant tout l'art de la rencontre !

"Où chacun-e s'émerveille de tout ce que l'humanité lui a léguée, de tout ce qu'il doit aux autres". On pense à l'obuntu des zoulous, comme dans In my country de John Bormann.
C'est moi, c'est toi  c'est vous, c'est nous qui avons peint le plafond de la Chapelle Sixtine, écrit La petite musique de nuit, la 9è Symphonie !

Dans ce monde régénéré de la rencontre et du respect, l'appropriation des biens géologiques disparait ; le pétrole, l'eau, les ressources sont à tout le monde : il s'agit de désaproprier les grandes richesses, Proudhon semble revenu et l'énergie nucléaire, militaire comme civile, est un piège suprême et suicidaire qu'il faut abandonner. Un système sanitaire mondial peut se faire tout de suite car nous avons tous les mêmes ennemis communs, bactéries et virus divers...

Une soirée placée sous le signe de l'hologramme, la partie contient le tout. Montaigne ne disait-il pas déjà : "je tiens pour vrai que tout homme contient  àl ui tout seul toute l'humaine condition ? "  Comme chacune de mes cellules !
Croire aux utopies est le seul moyen de les réaliser.
Oui vraiment je suis une merveille, et ça fait du bien. Merci Albert Jacquard !

Publié dans : coup de coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /2009 17:53
Mardi 20 janvier, midi à Washington (USA).
Beau temps. On voit à peine q'il fait froid tant les gens présents ont l'air heureux. Quatre millions de sourire ! 

Je viens de finir Dreams of my father - quel style, un véritable écrivain est né - et je lis L'Audace d'espérer : ce nouveau président des USA ouvre peut-être enfin le chemin d'une civilisation-monde, régie par des valeurs qui veulent et qui peuvent faire grandir l'humanité. Notre Terre-patrie !
Barack Hussein Obama a tant d'attaches avec trois continents, tant d'amis de différentes conditions, tant de liens avec les gens "d'en bas" qu'il a aidés durant ses trois années d'organisateur de communautés dans les banlieues pauvres de Chicago, et avec ceux "d'en haut" qu'il fréquente depuis de longues années surtout depuis son élection au Sénat à Washington en 2005. Sa vision est large, je pense inévitablement à celle de Jean Monnet au parcours si différent.

"L'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité..."  Des mots essentiels enfin dans la bouche d'un des grands dirigeants de notre planète !
Il croit à la coopération possible entre les humains, malgré les profondes divergences d'intérêt, dès lors que l'on se réfère aux valeurs fondatrices qui aident à trancher après avoir écouté chacun, et délibéré longuement. Encore une analogie avec notre cognaçais le plus célèbre.

Ses premiers actes sont encourageants. Souhaitons lui une immense baracka, cette chance sans laquelle il n'est pas de grande réussite. Tous les humains qui ne sont drogués ni au pouvoir ni à l'argent en ont tellement besoin de cette civilisation-monde !
Publié dans : coup de coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /2009 13:37

Enfin vous êtes de retour sur Terre. Ca faisait vraiment longtemps qu'on ne vous avait pas vu et vous nous manquiez beaucoup, enfin à certains plus qu'à d'autres...
Bon, vous avez pris cette fois les traits d'un grand type plutôt beau, pas vraiment noir, pas vraiment blanc mais qui écrit très bien, qui dit ce qu'il pense avec courage et qui fait des choses intéressantes, un certain Barack Obama. Puisse-t-il vous porter la baraka ! Dans beaucoup de pays déjà, le peuple fait référence à lui comme s'il était le dirigeant (démocratiquement  élu) de ce pays, mais hélas ça n'est pas lui.

Ici, nous en France, on a le furieux du pouvoir d'achat, "de la croissance avec les dents", et de la Rolleix au poignet... Il n'aime pas les gens, il les méprise et sans doute il ne s'aime pas beaucoup non plus. Il décide de tout et la plupart du temps mal... évidemment. Le chaos qui est en lui risque de s'étendre dans le pays...
Alors nous on est très mal, mais la colère gronde à un point que vous n'imaginez pas, Madame Justice. Déjà les chefs de la contestation (on appelle cela chez nous les syndicats et les partis) tentent de calmer les gens mais ils sont de plus en plus débordés même si les gazettes font bien attention à ne pas le montrer ! 

C'est vrai, Vous étiez déjà venue nous voir en 1789, puis en 1848 mais trop brièvement ; en 1871 on vous a chassé de Paris en vous traitant de racaille (on dit caillera aujourd'hui) vous êtes un peu revenue un mois de mai 1936, puis dix ans après et ensuite vous êtes partie dans d'autres pays. Votre apparition si fulgurante au mois de mai 1968 a touché beaucoup des gens de ma génération... On m'a parlé de votre récent passage en Guadeloupe, ça nous fait tous rêver.
On a vraiment besoin de vous. Essayez de vous faire comprendre ou tout simplement connaître de tous ceux qui veulent être nos chefs, ils ont pas mal de chemin à faire !

Mon dernier souhait en forme de conseil, très Chère Madame Justice : vous devriez rencontrer Monsieur Développement Durable (certains l'appellent Aménagement Durable mais ça n'est pas très important) ; je suis sûr que vous avez des choses à faire ensemble et que vous vous plairiez beaucoup.
J'imagine même, mais je suis optimiste, tous les enfants que vous pourriez faire ensemble ! Je suis sûr qu'ils seraient beaux, intelligents, humains donc amoureux de leur petite planète et respectueux d'elle, c'est ce qu'on appelle des sages chez nous. C'est le mot que disait Jean-Gabriel Monnet à son fils à l'âge de 9 ans, un certain Jean Monnet qui a beaucoup aidé les humains à s'accepter et à essayer de mieux vivre ensemble.
Ne tardez plus sinon d'autres, habillés un peu comme vous mais très différents, prendront votre place...

Je vous assure de mon plus profond respect et de ma très haute considértation, Chère Madame.

Michel Adam
ps : dans mon enfance, j'ai habité une rue qui vous célébrait au numéro 46. Mon père y a cru et l'a payé très cher. Ca m'a sans doute contaminé...

Publié dans : coup de coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 08:57

L'hypothèse biophile que j'ai évoquée lors du débat qui a suivi la projection du film "Nous resterons sur Terre" en présence de Pierre Barrougier, a été formulée par l'ento-mologiste  américain des USA E.O Wilson dans son livre Biophilia (1984). Elle peut s'énoncer ainsi : toutes les formes d'expression du vivant, végétales, animales, humaines sont reliées. Et nous gardons dans notre inconscient la trace des connexions entre toutes ces formes du vivant dont nous sommes une expression parmi d'autres.
Il y a donc de l'animalité en nous, qui sommes des mammifères, mais aussi de la végétalité car nous ne pouvons nous passer, d'air, de lumière et d'eau comme les plantes. Nous sommes donc naturellement attirés par la nature...
et cela ne nous écarte pas pour autant de la culture, je préfère le dire pour les manichéens comme Luc Ferry et consorts. Au contraire notre imaginaire s'en nourrit immensément.

Conséquences pratiques : la réactivation de ces connexions a des pouvoirs thérapeutiques très importants. Quand on donne un petit géranium en pot à soigner à une personne du quatrième âge mutique, elle redevient en quelques mois plus communicante et plus intéressée au monde qui l'entoure... Toute une écologie humaine fait l'objet de recherches médicales dans certains CHU. On y parle de l'effet vert (bienfait des plantes) et de l'effet bleu (jouer avec de l'eau)...

Le CREAHI a publié en 1996 les actes du Colloque "Animal et Handicaps", toujours disponible. De nombreuses pratiques innovantes y sont rapportées. L'introduction d'un chien dans une maison de retraite a refait surgir la parole des vieux et leurs échanges amusés. Les chantiers d'insertion par le maraîchage comme le font les Jardins de Cocagne constatent que l'immersion dans la nature a des effets régénèrants sur les personnes longtemps exclues de l'emploi et de relations sociales... Et les sans logis ont au moins le réconfort de l'affection de leur chien à défaut d'avoir le notre !
Hélas, aujourd'hui l'introduction d'animaux dans les établissements sociaux reste clandestine, et à peine plus de 10% des maisons de retraite autorisent les animaux de compagnie.

E.O Wilson a inventé le concept de biodiversité et il écrit : « Abandonnons immédiatement la notion selon laquelle il suffit de conserver un petite portion de la nature originelle, quelque part, et que l'on peut faire ce que l'on veut du reste de la planète. C'est une notion fausse et extrêmement dangereuse. » 

Nous resterons sur Terre ?

Publié dans : coup de coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    
Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /2009 20:19
Elles et Ils sont venus du monde entier pour faire un jury. Ils honorent le monde entier par ses films les plus divers et les plus audacieux. Ils récompensent des films qui plaident pour les êtres humains, chacun à leur façon, dure et douce, prenante et surprenante, délicate et rugueuse. Réfugiés de Palestine, Aborigènes d'Australie, collégiens de Paris, épiciers ruinés de Manchester, amoureux de toutes les latitudes...

Cet événement festif, au delà des effets d'apparat, fait honneur à l'humanité. Alain Resnais célébré par un prix spécial pour Nuit et Brouillard, Hiroshima mon amour et tant d'autres. Il y a quelques années déjà  Indigènes... pour se rappeler la façon honteuse dont la France traite ses citoyens. Une audace qui fera durer ce festival à travers les périodes les difficiles qui sont devant nous.

Quelle émotion dans la salle et devant mon petit écran !  Les cérémonies à l'ONU n'ont pas cette charge émotionnelle. Vive le cinéma !
Publié dans : coup de coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 18:05

Aucun commentateur n'a remarqué hier soir lors de la soirée des élections européennes le fait suivant pour le moins étonnant : la troisième liste, qui a failli de peu être la seconde, était conduite par un allemand avec une franco-norvégienne à ses côtés !
Pied de nez aux expulseurs d'étrangers qui nous gouvernent...

On se croyait revenu aux temps de la Commune ou de la Révolution Française quand des étrangers venus de toute l'Europe venaient se battre à nos côtés pour la liberté et la justice.

Souvenons nous que Jean Monnet se disait citoyen du monde. Il écrit à la fin de ses Mémoires : Les nations souveraines du passé ne sont plus le cadre où peuvent se résoudre les problèmes du présent.  Et la Communauté Européenne elle-même n’est qu’une étape vers les formes d’organisation de demain.
Vive l'Europe unie et fraternelle de demain, tremplin vers une planète plus humaine !

Et souvenons nous des croyances autoréalisatrices : croire que ça peut changer aide à faire changer...

Publié dans : coup de coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 18:37
Moi qui ai connu le désert culturel cognaçais dans les années 70 avec moins de 4% du budget à la culture - j'avais fait longuement l'analyse comparative avec Saintes qui culminait déjà à 8% - et qui ai contribué avec d'autres à commencer de le remplir (cinéclub de La Curieuse Bobine, librairie différente Le Texte Libre, café-restaurant coopératif Le Pas d'Côté avec ses chanteurs du samedi et précurseur du petit Ramoneur, festival de la Semaine de l'Image, etc. ), quel plaisir que d'écouter le bilan qu'a présenté le service du développement culturel de la Mairie, ce samedi 26 septembre 2009, dans la magnifique salle des Abattoirs.
_ Bravo aux créateurs et aux lanceurs d'initiatives présents ou partis sous d'autres cieux et à la mairie de différentes couleurs politiques qui les a enfin soutenus. Que ce dynamisme dure et se répande est mon plus grand souhait, partagé par tous j'en suis persuadé. Mais il y faut des étais de belle taille.

_ La culture ça n'est pas qu'une offre (le terme est un peu marketing, on peut aussi dire une palette...) ou des publics à trouver, entraîner ou soutenir, des artistes professionnels aux amateurs motivés, c'est aussi et sans doute d'abord un cadre qui donne envie de s'exprimer ou de rencontrer ceux qui le font. Ca n'est pas par hasard que nous avions inauguré la Semaine de l'Image 1980 en réouvrant les Récollets au public en présence de Francis Hardy juste arrivé à la mairie.
_ Le cadre, l'urbanisme, les sites et leur caractère, l'environnement et son histoire, son habitabilité jouent un rôle majeur dans la réussite d'un événement culturel et au niveau plus global d'une politique culturelle. Que de manifestations réussies au Château qui vit la naissance de François 1er !

_ C'est pourquoi des projets d'amélioration de la ville comme rendre les quais aux cognaçais et aux touristes (qu'amorce la fête du Cognac), recréer le lien historique et piéton entre St Jacques et le vieux Cognac par une passerelle audacieuse et moderne (Bordeaux vient de le faire) sont à la hauteur des ambitions d'une ville qui vient de donner le feu vert à un immense projet dans les chais Monnet. L'architecte Nicolas Boraud l'avait conseillé dès 2004 lors de l'exposition anticipatrice Patrimonium 2010 de l'association Cognac Patrimoine. 
_ Ce sont des atouts à mettre en oeuvre pour rendre la ville encore plus attrayante, redonner à la rue Grande sa vertu structurante et que l'enchantement renaisse pour le plaisir de tous. Du faubourg de la rive droite au prieuré de la rive gauche sur sa colline, retrouver le chemin compostellan depuis St Jacques à pied, en vélo, en fauteuil pour personne handicapé, délaisser une voie purement automobile et dangereuse et s'engager dans une liaison légère au dessus du fleuve pour prendre son temps et l'admirer...
_ Amplifier le retour au fleuve et le renouveau du quartier St Jacques qui s'amorce déjà légèrement.

- Un rendez-vous magique nous attend : en 2016, Cognac aura mille ans ! Citoyens, associations, élus, sachons être à la hauteur de cet événement.

 
Par sébcf - Publié dans : coup de coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 14:42

"La Terre ne peut être considérée comme une simple ressource naturelle. La Terre est la maison de tous les êtres vivants. La Terre est la vie elle-même." On dirait un poème de Walt Whitman, mais c'est un texte de Evo Morales, le président indigène (il ne descend pas des conquérants espagnols) de la Bolivie qui écrit ce texte.
Et il conclut : "pour guérir Mère Terre, il est nécessaire de comprendre que sa maladie a un nom : le système capitaliste mondialisé, une façon de penser et de sentir, une façon de produire la richesse et la pauvreté, un mode de "développement" qui nous conduisent au bord de l'abîme. Afin de préserver la planète, la vie et l'espèce humaine, nous devons en finir avec le capitalisme."

Ce qui ne veut pas dire - à la mode communiste ancienne - en finir avec l'entreprise ! Mais en finir avec la dictature implacable et irresponsable du capital et des actionnaires sur les autres parties prenantes de toute entreprise et sans lesquelles elle ne peut fonctionner : les salariés (avec leur apport en "industrie" comme on disait autrefois), les clients, les sous-traitants, les collectivités et les Etats qui fournissent les équipements et les processus de formation, etc. et l'environnement bio-physique, apparemment gratuit mais si indispensable.

C'est cette distinction majeure, initiée par Patrick Viveret dès les années 90, qu'il faut faire comprendre à chacun.
Si l'humanité doit survivre et devenir plus humaine, cela passera par une coopération impérative entre tous les acteurs de notre petite planète. C'est pourquoi l'approche écologique est si utile, elle n'oppose pas, elle décloisonne et relie inlassablement les humains et les êtres vivants, les acteurs de la société mondiale et les institutions.

Edgar Morin a intitulé le tome 5 de sa Méthode (Seuil) l'humanité de l'Humanité. Le seul but qui vaille. Bonne et heureuse année 2010 à tous les humains.

Par sébcf - Publié dans : coup de coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 16:08
Hugues Sibille, ancien Délégué Interministériel à l'Économie Sociale, a récemment adressé une lettre aux dirigeants de cette Économie Sociale qui a pignon sur rue, pour leur dire tout l'intérêt de s'ouvrir à l'économie solidaire d'une part - seules quelques CRES sont devenues des CRESS - mais aussi au tout jeune Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (MES).
Celui-ci ne s'intéresse plus de façon enfermante au viatique des 3 statuts autorisés pour faire partie de la famille, il s'intéresse bien plus aux valeurs et aux pratiques. Ce qui interpelle vivement cette économie sociale des grandes mutuelles et des grandes banques coopératives.
Je lui apporte ici mon soutien tant je plaide comme lui pour une économie sociale régénérée et régénérante. Une économie vivante et vivable qui se conjugue pour soi, pour nous et pour eux.


Avec la naissance de ce MES nouveau mais aussi avec l'essor constant de l'économie solidaire (elle aussi regroupée dans un autre M.E.S et ses douze régions, sans oublier le réseau REPAS et quelques autres), l'économie sociale installée et ses grands dirigeants (avec si peu de dirigeantes) est  devant un choix fondamental de son histoire :

- devenir un sédiment "très pur" de l'ère primaire bientôt recouvert par les générations suivantes jusqu'au quaternaire, c'est le choix de la fossilisation et je le crains beaucoup ; les dinosaures aussi étaient grands et forts... ils ont disparu, les petits mammifères ont survécu et grandi !

- soit se régénérer par incorporation des particules nouvelles et retour à l'esprit de coopération généralisée, c'est le choix du métissage et le re-développement ; les institutions les plus figées y perdront sans doute, comme le sont des moyens devenus des fins et qui se sclérosent en se refermant  ; mais les valeurs, les principes, les dynamiques, l'impact sociétal seront décuplés.

Une ESS élargie, tonique, ouverte, reconnaissant qu'elle est déjà souvent en dehors de ses clous statutaires ne cherchera plus un viatique liturgique pour AG endormies, où les grands techniciens simulent une démocratie de façade mais soutiendra des innovations partout, évaluées, vivantes et en rhizomes féconds pour des habitants informés et réconciliés avec leurs "coopératives" fussent-elles bancaires ou agricoles.
 
Ce que j'appelle une vraie maitrise d'usage plutôt que de la démocratie pseudo-participative médiatique. Et des entreprises sociales vraiment centrées sur leurs clients et leurs salariés par sur leur marge nette !
 
Par sébcf - Publié dans : coup de coeur
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Partager    

Recommander

Recherche

Concours

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés