Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /2010 14:36

"Ce serait mal vieilir que de ne pas être révolté, de ne pas être curieux, de ne pas être gourmand" disait Bernard Gireaudeau qui vient de nous quitter après un combat exemplaire contre le cancer, cette maladie de l'ère industrielle de l'humanité.

 

Il y a un mois, deux cent cinquante personnes sont venues à Barbezieux de toute la Charente écouter le professeur Belpomme nous confirmer que 70% des cancers sont d'origine environnementale ! Et deux heures de débat passionné et passionnant ! 

 

Trois plus tôt, ils n'étaient que cinquante cinq à Cognac, tout n'est pas perdu !

 

L'enjeu de l'humanité est la désindustrialisation (à l'occidentale) des esprits, comme le dit Jean-Marie Pelt.

 

Par sébcf - Publié dans : coup de coeur
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 11:42

Vent de force six et rafales de pluie intermittentes. Des voitures bondées déversent leurs passagers , un car de Poitiers m’amène au pied de l’Encan, la bière des faucheurs d’OGM coule à flot, un orchestre swingue dans l’entrée, on s’embrasse de partout. Tant de péripéties à se raconter. Françoise (Coutant) est à la une de la Charente Libre. Pour un entretien tambour battant et exigeant pleine page sur la 3. Les félicitations pleuvent.

Déguster des huîtres juste sorties de l’eau, sur un blanc de Pays à l'étiquette "Royal", mais à prix coûtant ! Royal et Coutant ! Sic, vrai de vrai. L’amphi Michel Crépeau (clin d’oeil du pionnier) plein à craquer. Drapeaux, banderoles. Tous les âges.

José (Bové) à la rugueuse désobéissance civile, nous capte, il raconte son nième semis de maïs bio dans un champ fauché l’année précédente ; le commandant de gendarmerie le prévient de ce qu’il encourt... puis lui demande son tee-shirt des faucheurs d’OGM ! Et ce gendarme il est là aujourd’hui, il nous a rejoint , il est sur la liste de la Vienne où il se bat contre une nouvelle porcherie industrielle dévastatrice. Il monte sur la scène, c’est le délire !
Force de la légitimité, que ma génération a si bien promu, au delà des légalités de passage, timides ou hypocrites.

Cécile (Duflot), secrétaire nationale des Verts, flamboyante et drôle se déprend de la jeunesse que lui attribue Noël Mamère. Mais il a raison : Une nouvelle génération vient de prendre la barre, les anciens transmettent, c'est le bonheur.

Très attendu, accueilli sous les vivats Yannick (Jadot), à la voie qui enfle peu à peu - c’était peut-être cela l’effet Jaurès - tour à tour polémiste : « où est le projet d’une coalition de personnalités au service d’une ambition personnelle ?  » et pédagogue  sur les reconversions économiques que nos députés européens d’EE tentent de faire avancer au parlement de Strasbourg. Sur le fossé entre PME locales et le CAC40 prédateur.

Enfin Françoise, sobre et grave, concrète et prophétique : « nous ne renoncerons pas à notre projet » . Qu’elle détaille et dit calmement : « aujourd’hui, c’est à nous de faire l’histoire de ce pays ».

Un soixante-huitard enthousiaste, Dany et quelques autres, ont rallumé des flammes, ouvert des portes et su à nouveau rassembler pour faire renaître l’espoir. Le vent de l’histoire souffle ce soir sur La Rochelle. Il est minuit passé.

 

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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 16:08
Hugues Sibille, ancien Délégué Interministériel à l'Économie Sociale, a récemment adressé une lettre aux dirigeants de cette Économie Sociale qui a pignon sur rue, pour leur dire tout l'intérêt de s'ouvrir à l'économie solidaire d'une part - seules quelques CRES sont devenues des CRESS - mais aussi au tout jeune Mouvement des Entrepreneurs Sociaux (MES).
Celui-ci ne s'intéresse plus de façon enfermante au viatique des 3 statuts autorisés pour faire partie de la famille, il s'intéresse bien plus aux valeurs et aux pratiques. Ce qui interpelle vivement cette économie sociale des grandes mutuelles et des grandes banques coopératives.
Je lui apporte ici mon soutien tant je plaide comme lui pour une économie sociale régénérée et régénérante. Une économie vivante et vivable qui se conjugue pour soi, pour nous et pour eux.


Avec la naissance de ce MES nouveau mais aussi avec l'essor constant de l'économie solidaire (elle aussi regroupée dans un autre M.E.S et ses douze régions, sans oublier le réseau REPAS et quelques autres), l'économie sociale installée et ses grands dirigeants (avec si peu de dirigeantes) est  devant un choix fondamental de son histoire :

- devenir un sédiment "très pur" de l'ère primaire bientôt recouvert par les générations suivantes jusqu'au quaternaire, c'est le choix de la fossilisation et je le crains beaucoup ; les dinosaures aussi étaient grands et forts... ils ont disparu, les petits mammifères ont survécu et grandi !

- soit se régénérer par incorporation des particules nouvelles et retour à l'esprit de coopération généralisée, c'est le choix du métissage et le re-développement ; les institutions les plus figées y perdront sans doute, comme le sont des moyens devenus des fins et qui se sclérosent en se refermant  ; mais les valeurs, les principes, les dynamiques, l'impact sociétal seront décuplés.

Une ESS élargie, tonique, ouverte, reconnaissant qu'elle est déjà souvent en dehors de ses clous statutaires ne cherchera plus un viatique liturgique pour AG endormies, où les grands techniciens simulent une démocratie de façade mais soutiendra des innovations partout, évaluées, vivantes et en rhizomes féconds pour des habitants informés et réconciliés avec leurs "coopératives" fussent-elles bancaires ou agricoles.
 
Ce que j'appelle une vraie maitrise d'usage plutôt que de la démocratie pseudo-participative médiatique. Et des entreprises sociales vraiment centrées sur leurs clients et leurs salariés par sur leur marge nette !
 
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 12:06

en pensant à l’avenir de ma petite Pruneet en écoutant Pierre Radane, consultant d'ONG à Copenhague

 

Les humains (surtout les plus nantis) sont tellement fous, tellement intoxiqués par la consommation d’objets et aveugles au danger climatique que seuls des actes fous pourront les faire changer, des actes paradoxaux. Peut-être ?

Dans Changements, Paul Watzlawick raconte l’histoire des assiégés depuis des mois dans cette ville au Moyen Age, au bord de la famine, et qui jettent par dessus les remparts un boeuf rôti ! Les assiégeants démoralisés abandonnent le siège...
 

Le pire est le plus probable aujourd’hui face aux désaccords majeurs à la veille du sommet international de Copenhague, il est déjà très mal engagé. La politique, les hommes politiques, des hommes et des femmes politiques peuvent-ils produire ces actes extraordinaires ? Ou se saisir des initiatives de citoyens plus conscients parce que moins gestionnaires d’institutions et plus audacieux ?

Un argent énorme déversé sur les banques, des sommes colossales sur les budgets militaires et publicitaires, et si peu pour réduire, freiner le dérèglement climatique en cours... Le poids de la société civile mondiale peut-il inverser le cours des événements ?


Et les actions, les pressions des acteurs intermédiaires que sont les collectivités locales plus proches des citoyens que les États si investis par des lobbys cupides et aveugles, ces nouveaux acteurs que sont les villes du monde en réseau, les gouvernements régionaux eux aussi rassemblés dans une organisation active ? Peut-être ?
Le pire n'est jamais totalement sûr... 


Nimes, le 20 août 2009


* Edgar Morin a qualifié notre espèce et sa dualité-duplicité de homo sapiens - demens

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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 14:42

"La Terre ne peut être considérée comme une simple ressource naturelle. La Terre est la maison de tous les êtres vivants. La Terre est la vie elle-même." On dirait un poème de Walt Whitman, mais c'est un texte de Evo Morales, le président indigène (il ne descend pas des conquérants espagnols) de la Bolivie qui écrit ce texte.
Et il conclut : "pour guérir Mère Terre, il est nécessaire de comprendre que sa maladie a un nom : le système capitaliste mondialisé, une façon de penser et de sentir, une façon de produire la richesse et la pauvreté, un mode de "développement" qui nous conduisent au bord de l'abîme. Afin de préserver la planète, la vie et l'espèce humaine, nous devons en finir avec le capitalisme."

Ce qui ne veut pas dire - à la mode communiste ancienne - en finir avec l'entreprise ! Mais en finir avec la dictature implacable et irresponsable du capital et des actionnaires sur les autres parties prenantes de toute entreprise et sans lesquelles elle ne peut fonctionner : les salariés (avec leur apport en "industrie" comme on disait autrefois), les clients, les sous-traitants, les collectivités et les Etats qui fournissent les équipements et les processus de formation, etc. et l'environnement bio-physique, apparemment gratuit mais si indispensable.

C'est cette distinction majeure, initiée par Patrick Viveret dès les années 90, qu'il faut faire comprendre à chacun.
Si l'humanité doit survivre et devenir plus humaine, cela passera par une coopération impérative entre tous les acteurs de notre petite planète. C'est pourquoi l'approche écologique est si utile, elle n'oppose pas, elle décloisonne et relie inlassablement les humains et les êtres vivants, les acteurs de la société mondiale et les institutions.

Edgar Morin a intitulé le tome 5 de sa Méthode (Seuil) l'humanité de l'Humanité. Le seul but qui vaille. Bonne et heureuse année 2010 à tous les humains.

Par sébcf - Publié dans : coup de coeur
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 16:02
Cher Barack Obama,

Après ce prix Nobel largement anticipé et  au vu de ta foi chrétienne affirmée - j'ai lu tes livres -  je croyais que tu étais venu à Copenhague, penser à tous les humains.

Mais non, tu n'as pensé qu'aux américains, que dis-je aux états-uniens, que dis-je aux lobbys pétroliers et bancaires qui t'entourent, te pressent et te font oublier le monde des humains modestes et normaux, tes frères et tes soeurs !
Tu n'as pas eu le courage de t'arracher à l'influence d'une élite aveugle et cupide, alors tu finiras par leur ressembler. Avec ce jour funeste, c'est déjà commencé.

Oui je sais bien, il a fallu Pearl Harbour pour que Théodore Roosevelt, l'un de tes prédécesseurs, puisse enfin déborder l'opinion isolationniste de ton pays, ("pourquoi se battre contre Hitler ?").
Et bien, je nous souhaite beaucoup de Pearl Harbour ; avec le cyclone Katrina à la Louisiane tu en as eu un avant-goût. Ce sont surtout des Noirs qui ont trinqué ! T'en souviens tu au moins toi, qui symbolises si bien le rapprochement des peuples ?

Tu n'as même pas fait un geste modeste - mépris impérial de celui qui ne négocie pas - comme la taxe verte sur les transactions financières ou encore moins coûteux mais si collectif, la création d'une Organisation Mondiale de l'Environnement. Pour affirmer que nous sommes ensemble dans ce bateau unique qu'est la Terre, Pacha Mama...
Oui tactiquement, il fallait d'abord sauver ta loi sur la santé et toute organisation mondiale est perçue comme une avancée du communisme par les américains ! Mais quand même... Un geste !

Nicolas Sarkozy qui t'enviait ton panache et ta parure éthique, a été beaucoup plus à la hauteur, au moins dans les médias... Comme quoi il y a des conservateurs qui ne sont pas toujours conservateurs et des progressistes qui ne sont pas toujours progressistes. Chez nous, un certain Jean-Marie L.P a dit : "j'aime mieux ma famille que mes amis, mes amis que mes voisins, voisins, mes voisins que les étrangers, etc."  Mais il ne se dit pas progressiste...

N'oublie pas que la Nature ne négociera pas.
A très bientôt pour le même problème.
Par sébcf - Publié dans : indignation
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 20:27

J'attends avec impatience, comme sans doute beaucoup de journalistes compétents donc exigeants, les comptes réels et détaillés de l'AFM (association française pour les myopathies) et l'utilisation précise des recettes du Téléthon. Et pas un rapide graphique en camembert pour le 20 heures de TF1 ou France 2 où on nous dit l'affectation en % et sans aucune source citée. Que les adhérents demandent les comptes aux commissaires aux comptes.

J'attends aussi les comptes des banques coopératives dans lesquelles j'ai un compte et où je suis sociétaire. les comptes précis avec leur affectation sur les marchés financiers les plus fous, les plus risqués et les plus destructeurs d'emplois.
J'attends aussi le niveau réel des salaires des hauts dirigeants de cette économie dite sociale... Je les crois aussi impubliables que les revenus des hauts fonctionnaires de Bercy que même un ministre des Finances a du mal à avoir.

Sacrée France !

Par sébcf - Publié dans : urgences
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /2009 13:41
Comme le disait un philosophe récemment dans Libération, il y a identité individuelle et identités collectives. L'identité individuelle, chacun s'en débrouille comme il peut malgré les homonymies, les psys sont là pour nous aider quand c'est nécessaire. Quant aux identités collectives, c'est beaucoup plus complexe : il n'y en a jamais une seule et unique.
_ Les saintongeais ont leur Académie, les français la leur quai Conti et Jean Monnet se voulait avant tout européen ; il se disait même citoyen du monde... Toujours aussi visionnaire.
_ Alors l'identité française ? Celle de Clovis et ses francs conquérant l'Ile de France, la terre gallo-romaine de Siagrius et imposant largement de nouvelles moeurs ? Que reste-t-il des gaulois et des romains ? Beaucoup plus qu'on ne l'imagine...

Si on remonte moins loin dans le temps, l'identité que j'ai reçue en naissant par hasard dans ce pays et en la transmettant à mes deux fils, quelle est-elle ?
_ Est-ce celle des sans culottes à Valmy contre des émigrés cupides, celle des droits de l'homme instaurés par les révolutionnaires de 1789, celle de l'école laïque gratuite et obligatoire instaurée par la Commune de Paris en mai 1871, bien avant la IIIème république ? Celle des courageux calaisiens qui accueillent aujourd'hui des jeunes venus du monde entier en respectant leur dignité d'êtres humains ?

Ou celle de l'Etat FRANCAIS revalorisant la francisque, chassant les juifs de leur fonction en 1940, d'un Etat républicain envoyant les tirailleurs sénégalais devenir de la chair à canon en 14-18 et en 43-44 sans leur donner le droite de vote, refusant aux femmes le droit de vote jusqu'en 1946, guillotinant une avorteuse en 1942 et perpétuant la loi de 1920 jusqu'à 1975 ? Chassant aujourd'hui des afghans menacés dans leur pays et tant d'autres cas dont j'ai honte ?

_ J'ai fait partie de ceux et celles qui ont bravé la loi dès 1973 en pratiquant des avortements illégaux et non clandestins avec le MLAC et notre action à plus de 30 000 a fait changer la loi avec le coup de pouce de la courageuse Simone Weil.
_ J'ai renvoyé mon livret militaire en 1976 pour me désolidariser d'une armée qui voulait chasser de leurs terres les paysans du Larzac pour en faire un camp d'entraînement aux saveurs africaines très coloniales.
_ Et j'en suis fier. Mon identité s'est construite dans ces engagements. Je n'ai nul besoin de l'arriviste Monsieur Besson pour me la définir. N'oublions jamais que De Gaulle traitait Jean Monnet d'apatride ! Et que le culte du national mène au nationalisme.

Mais rassurez-vous, quand je regarde un match de foot, épreuve ludique et symbolique non violente, je me sens de ce peuple que je n'ai pas choisi, mais avec lequel s'est construit une étrange réciprocité. Ce qui n'en exclut aucun autre.
Par sébcf - Publié dans : indignation
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 10:00

L'histoire ne finit jamais. Dans un temps où les cicatrices profondes de l'histoire font retour en Europe, réactivant les vieux clivages entre les peuples et leurs cultures, il est étonnant de constater combien l'influence de la petite tribu franque qui a "fondé" notre pays - au détriment de la culture gallo-romaine qui dominait depuis quatre siècles - est toujours présente, et surtout fait retour en force dans les moeurs de notre vie politique depuis le début de la Vè République. Tout particulièrement sous le règne de Nicolas 1er...

_ Nous nous appuyons sur un des meilleurs ouvrages consacrés à la civilisation franque par Patrick PÉRIN et Laure-Charlotte FEFFER, Les Francs, Ed Armand Colin, 2001.


1 - Le roi franc confond son trésor personnel et l'argent de l'Etat. Chez les francs, il n’y a pas de bien commun comme à Rome, le roi est le roi des Francs et non d’un territoire ; le royaume est plus un butin qu’un État ; le roi use du royaume comme d’un patrimoine privé (page 229). Ce n’est que vers 1370 que le roi Charles V dit le Sage, après avoir triomphé de nombreuses rébellions fomentées souvent par les privilégiés du royaume, instaure la distinction entre les dépenses de l’Etat et celles de la Couronne. “ c’est-à-dire entre l’impôt dont l’affectation est contrôlée par le collège des généraux conseillers et les revenus du Domaine. Ainsi se met en place l’un des principes fondamentaux d’un État moderne… ” écrit Jacques Marseille.

Il va même jusqu’à instaurer une magistrature élective, en s’inspirant des principes d’Aristote, pour en finir avec l’arbitraire de la désignation royale et instaurer une certaine indépendance des officiers de la Couronne !

Près de 900 ans de pratiques instaurées par les rois francs viennent alors de changer !
Mais ce ne sera pas définitif, la Vè République, 600 ans plus tard, n’hésitera pas à renouer avec ces funestes pratiques à travers les fonds secrets de l’Elysée et la désignation par le Chef de l’Etat de plus de mille hauts fonctionnaires… Avec Chirac à la mairie de Paris, le RPR a totalisé dix dossiers d’inculpation ! La presse belge vient de nous renseigner sur la façon dont le président actuel a dynamisé son budget et dynamité le notre !

2 - Le roi franc est aussi le juge et le législateur suprême : confusion des pouvoirs versus le droit romain et ses principes jurisprudentiels (page 245).Napoléon a incarné cet aspect franc et a d’ailleurs installé le franc comme monnaie de la France. Aujourd'hui le président est en train de détruire l'indépendance de la justice, la suppression du juge d'instruction en est le dernier témoignage. Sa prise de contrôle des médias et de la télévision publique en est un autre.


3 - Le roi franc est au dessus des lois, il peut passer outre, voire les modifier ; il est la source exclusivement royale du droit public (page 246) à la grande différence de l'Angleterre. Le statut du Président en 2002 face aux affaires relève de cet aspect . Plus fort encore, en 2006, Chirac promulgue le CPE et demande qu’on ne l’applique pas ! Le président actuel s'est durement heurté au Conseil Constitutionnel.

4 -  La confusion était permanente entre l’État et la personne royale : les domestiques occupent également de hautes fonctions administratives ; les “ major domus ” deviendront les maires du palais, charge peu à peu héréditaire ; les carolingiens en sont issus en chassant les mérovingiens (page 261).
Les technocrates de l’ENA passent des cabinets au rang de ministre sans l’once du suffrage universel. Citons Pompidou, Villepin, ou mieux les remplace : Guéant, Gaino parmi les plus connus… Pauvres ministres.

5 - La notion de service public présente dans l’administration romaine, disparaît (page 268). Tout commentaire est inutile avec le sort fait à la Poste en ce moment, aux hopitaux.

6 - J'ai relevé pas moins de seize correspondances entre le royaume franc, ses moeurs brutales, antidémocratiques et le comportement des derniers présidents. Publication en préparation.

7  - Plus fort encore : la nomination de l'étudiant en droit de 2è année (à 23 ans, ça n'est pas une flèche) Jean S. à la tête de l'EPAD est une forte ilustration des moeurs franques en vigueur chez les élites de ce pays. Le roi nomme son fils et chez les francs ça finissait souvent dans le sang... Une chanson de la Commune de Paris disait : "A quand enfin la République de la justice et du travail ? ". Elle s'intitulait " Les mauvais jours finiront "







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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 18:37
Moi qui ai connu le désert culturel cognaçais dans les années 70 avec moins de 4% du budget à la culture - j'avais fait longuement l'analyse comparative avec Saintes qui culminait déjà à 8% - et qui ai contribué avec d'autres à commencer de le remplir (cinéclub de La Curieuse Bobine, librairie différente Le Texte Libre, café-restaurant coopératif Le Pas d'Côté avec ses chanteurs du samedi et précurseur du petit Ramoneur, festival de la Semaine de l'Image, etc. ), quel plaisir que d'écouter le bilan qu'a présenté le service du développement culturel de la Mairie, ce samedi 26 septembre 2009, dans la magnifique salle des Abattoirs.
_ Bravo aux créateurs et aux lanceurs d'initiatives présents ou partis sous d'autres cieux et à la mairie de différentes couleurs politiques qui les a enfin soutenus. Que ce dynamisme dure et se répande est mon plus grand souhait, partagé par tous j'en suis persuadé. Mais il y faut des étais de belle taille.

_ La culture ça n'est pas qu'une offre (le terme est un peu marketing, on peut aussi dire une palette...) ou des publics à trouver, entraîner ou soutenir, des artistes professionnels aux amateurs motivés, c'est aussi et sans doute d'abord un cadre qui donne envie de s'exprimer ou de rencontrer ceux qui le font. Ca n'est pas par hasard que nous avions inauguré la Semaine de l'Image 1980 en réouvrant les Récollets au public en présence de Francis Hardy juste arrivé à la mairie.
_ Le cadre, l'urbanisme, les sites et leur caractère, l'environnement et son histoire, son habitabilité jouent un rôle majeur dans la réussite d'un événement culturel et au niveau plus global d'une politique culturelle. Que de manifestations réussies au Château qui vit la naissance de François 1er !

_ C'est pourquoi des projets d'amélioration de la ville comme rendre les quais aux cognaçais et aux touristes (qu'amorce la fête du Cognac), recréer le lien historique et piéton entre St Jacques et le vieux Cognac par une passerelle audacieuse et moderne (Bordeaux vient de le faire) sont à la hauteur des ambitions d'une ville qui vient de donner le feu vert à un immense projet dans les chais Monnet. L'architecte Nicolas Boraud l'avait conseillé dès 2004 lors de l'exposition anticipatrice Patrimonium 2010 de l'association Cognac Patrimoine. 
_ Ce sont des atouts à mettre en oeuvre pour rendre la ville encore plus attrayante, redonner à la rue Grande sa vertu structurante et que l'enchantement renaisse pour le plaisir de tous. Du faubourg de la rive droite au prieuré de la rive gauche sur sa colline, retrouver le chemin compostellan depuis St Jacques à pied, en vélo, en fauteuil pour personne handicapé, délaisser une voie purement automobile et dangereuse et s'engager dans une liaison légère au dessus du fleuve pour prendre son temps et l'admirer...
_ Amplifier le retour au fleuve et le renouveau du quartier St Jacques qui s'amorce déjà légèrement.

- Un rendez-vous magique nous attend : en 2016, Cognac aura mille ans ! Citoyens, associations, élus, sachons être à la hauteur de cet événement.

 
Par sébcf - Publié dans : coup de coeur
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